- les pauvretés et exclusions vues à partir des documents officiels, accessibles par internet ( INSEE, ONPES, CNLE…) apportant des éléments chiffrés, mais aussi des analyses de perception
- comme exemple de solidarité institutionnelle, la Sécurité Sociale, avec l’éclairage d’un intervenant extérieur, ancien cadre dirigeant de l’Assurance Maladie
- les évolutions de la famille et de la parentalité, avec l’apport d’un sociologue, chercheur au CNRS.
Distinguant solidarités conjoncturelle et institutionnelle, il a fait successivement appel à deux intervenants extérieurs pour en illustrer certains aspects:
- Solidarités institutionnelles : la Sécurité Sociale fut l’exemple retenu. La signification de ses évolutions successives fut abordée avec l’aide d’un ancien Directeur de CPAM. Notamment celle du passage d’un organisme paritaire, essentiellement réservé aux travailleurs salariés, à une institution dont l’Etat revendique la maitrise et dont toute la population doit bénéficier.
Les perspectives démographiques et celles du financement des retraites du régime général ont stimulé le développement des régimes complémentaires de retraite. Cependant ceux-ci, habituellement par capitalisation, se sont révélés exposés aux aléas de la crise économique et financière, et sont générateurs d'inégalités supplémentaires.
Les associations constituent un 3e niveau de solidarité ; leurs relations avec l'État et les collectivités territoriales, dont elles dépendent financièrement en grande partie, ont tendance à se détériorer, ce qui peut remettre en cause leurs apports spécifiques à la population.
-Solidarités conjoncturelles. Avec d’un sociologue, chercheur au CNRS, c’est l’impact des changements familiaux qui fut étudié. Les modèles de fonctionnement se sont diversifiés (famille fermée / famille ouverte, famille associative/famille fusionnelle) et tentent de s'adapter aux séparations parentales. La fréquence de la monoparentalité (17%), tout comme les nouvelles formes de fécondation et de gestation, tendent à remettre en cause la famille comme lieu de construction de l'identité, pour le couple comme pour les enfants. C’est l’enfant qui devient fondateur de la famille.
Le comportement de l’Etat lui-même évolue, en appelant à une autorégulation des séparations, et à la proposition de divorce sans juge. Mais aussi en introduisant une justice des mineurs statuant uniquement au pénal, sur le modèle des adultes, alors qu’auparavant justice pénale et justice civile étaient de la responsabilité d’un même juge d’enfant, rapprochement qui attestait que l’enfant dangereux était aussi à protéger.
Les difficultés de la famille amènent à individualiser la notion de parentalité ; reste cependant à préciser ce que l’on attend des parents par rapport à l’autorité, à l’épanouissement de l’enfant, au-delà du fait d’être « bien dans ses baskets ».