Atelier "Medias"



    Le groupe a travaillé avec l’aide de différents professionnels de ce secteur, journalistes, éditeurs, cadres dirigeants, complétant ainsi ce qui pouvait être connu par le biais des ouvrages, CR des États généraux,  ou enquêtes de la presse ell

Après s’être ainsi informé de la situation de crise de la presse écrite nationale et régionale, il a exploré, avec ces interlocuteurs, les possibilités de création d’un nouveau média régional ou d’une évolution de certaines publications actuelles.


Les incertitudes économiques de ce secteur étant actuellement majeures, et les attentes  réelles d’un  lectorat prêt à s’engager financièrement restant mal connues, (quel que soit son ressenti à l’égard de l’existant), le groupe a convenu d’une pause dans sa démarche, tout en demeurant attentif à toute opportunité ainsi qu’à l’évolution dans les prochains mois de la situation régionale.


A propos de la presse écrite régionale


  Entreprendre la promotion d'un nouveau média régional alors que la presse écrite, quotidienne ou hebdomadaire, nationale comme régionale, est en crise, et que le modèle de la presse Internet n'a pas encore trouvé son équilibre économique constituait un challenge ambitieux.

Un petit groupe de personnes issues de différents secteurs de la société civile, engagées dans la vie associative et  participant  à l'antenne de  Haute Normandie des SSF ont partagé, pendant un an ,  des  analyses et un projet.
Ce qui nous a poussés à agir

  Dans notre région, l'appauvrissement, voire la disparition, de supports d'informations, de réflexion, de débats, tels qu’ils peuvent être élaborés par la presse, retentit sur l'état de la vie sociétale, sa dynamique et la qualité de la vie démocratique.

La presse écrite régionale, quotidienne ou hebdomadaire, utilise un cloisonnement géographique, qui  peut aussi contribuer à un cloisonnement culturel et favoriser un immobilisme comportemental,


Face à une analyse de la crise de la presse écrite privilégiant les déterminants industriels, ou la perte des recettes de publicité, nous avons estimé qu’il importe d’abord de reconnaitre les attentes profondes du lectorat et de tenir compte de l’évolution d’une offre de plus en plus ciblée et segmentée (sports, bourse, people…).

La viabilité d’un nouveau  projet impose la définition préalable d’une cible, dépassant leaders d’opinions et  cadres supérieurs des différents secteurs d’activité ; nous croyons à une demande latente d’un lectorat plus vaste. A chacun il conviendrait d’apporter un supplément  d'informations et plus encore  d’analyses et de réflexions, dont le lectorat « de province » n’a pas à être à priori privé.


Éléments d’un nouveau projet éditorial

  Nous avons donc étudié les conditions de la création d'un média écrit généraliste régional, devant se distinguer de l'existant par :


- le contenu : c’est à une autre connaissance de la région que nous appelons : les hommes, les emplois , les activités, les débats… répercussions régionales de faits de dimensions nationale ou internationale. La « locale », déjà largement traitée par l'existant, ne serait pas privilégiée.



- la forme:

Pour les sujets de fond concernant notre région, une présentation explicative, apportant les arguments positifs et négatifs, et considérant que « les questions régionales » doivent être traitées avec les mêmes efforts d'analyse  que les sujets nationaux.

-Le support :

Journal papier, hebdomadaire ou bi mensuel, et site Internet, avec toutes ses possibilités d'interactivité, devraient être  développés conjointement, considérant qu’ils sont, aujourd’hui, deux facettes d’une même presse écrite.

Les professionnels et les autres : du souhait à la réalité de 2009

  Afin de transformer ces intentions en une ligne éditoriale lisible, notre groupe a pris divers contacts avec des responsables nationaux ou régionaux de la presse écrite et des journalistes. Tous ont dit la difficulté actuelle, notamment économique, d’un tel projet : pour  la presse écrite, le cout de la diffusion est élevé et mésestimé ;  pour la presse internet il existe une culture ambiante de  gratuité.
Ils ont suggéré d’abord la création d’un « pré-comité » de rédaction (une vingtaine  de personnes au minimum) reflétant les différences de tranches d’âge et de parcours de vie, faisant notamment appel aux membres de l’Association, qui sélectionnera les sujets d’intérêt.
L’importance numérique d’un lectorat stable pour la ligne éditoriale qui nous tient à cœur est probablement très  limitée ; il est quasiment impossible de prévoir son volume et ce qu’il serait prêt à payer pour disposer de ces textes. De plus, la qualité recherchée, l’ambition éditoriale imposent la présence de journalistes professionnels, adhérant au projet. Ceci se traduit par un montant d’euros conséquent (500 000 ?) non disponible, et difficile à mobiliser actuellement. S’appuyer sur un existant régional, (« magazines-revues»,  sites de presse internet) représente une alternative restant à approfondir.






 
Dernière modification : 22/01/2010