session 2009

Les Semaines Sociales de Toulouse avaient invité des moins de 35 ans à s'exprimer sur leurs engagements, leurs actes de solidarité. Pourquoi ces choix, par quels chemins étaient-ils venus au syndicalisme, dans une ONG, dans un parti politique , dans une association connue ou inconnue …. ? Pourquoi ce projet, cette suite de projets ? Était-ce difficile, lourd, trop peu reconnu…. ?  Que veut dire solidarité quand on est étudiant, jeune salarié, jeune dirigeant ? Est ce que ceux qui ont plus de 50 ans se retrouvent dans le discours des jeunes ?



Si la fraternité figure dans la devise républicaine et au fronton de nos mairies, ce n’est pas le cas de la solidarité était il rappelé en introduction.Pourquoi ? Parce qu’à la sortie de l’ancien régime, on se méfiait des corps intermédiaires et qu’une certaine confusion régnait entre charité et solidarité. Celle-ci s’exprimait de façon individuelle parce qu’aucune structure collective ne le permettait. Il faut attendre la loi de 1901 pour que les associations soient autorisées permettant ainsi au citoyen  d’organiser son action solidaire avec d’autres.


Bernard Ibal rappelle  que nous sommes dans une culture de la peur qui va de l’angoisse du réchauffement climatique, au sida en passant par  la crise financière,…la grippe. Cette peur conduit à une  logique du désengagement .Mais elle peut être compensée par une culture  de la passion de l’autre.

C’est cette passion qui apparaît dans le discours de tous ces jeunes intervenants que leurs engagements insèrent dans le quotidien de leur vie à Toulouse, ou dans des associations, missions, projets qui les conduisent bien loin de l’hexagone, sur tous les continents.


E.Mounier parlait de 4 formes d’engagement

-changer le monde : oui mais par la base, dans le concret du quotidien , sans s’interdire de monter dit frère Stéphane, franciscain qui agit pour faire connaître sur Toulouse la situation des centres de rétention des immigrés sans papier, ou Violaine, toute riche de sa maîtrise en droit international, qui apprend la langue  des populations angolaises pour expliquer ce que sont le droit de vote
et les droits de l’enfant aux femmes qu’elle rencontre avec les religieuses salésiennes et repart ensuite au Sri Lanka.

-se former : car l’économie solidaire doit respecter les équilibres financiers pour que les coopératives qui proposent du micro crédit ne soit pas qu’un feu de paille comme l’explique Mehdi ou Anne toutes deux engagées dans de telles structures. Mais c’est le même discours que tient Nicolas qui accueille dans la clinique qu’il dirige  des SDF et des malades sans ressources … Tous disent le besoin d’être précis dans leurs idées comme dans leurs gestes, ce qui supposent de revenir sans cesse sur ses propres connaissances.

-se rapprocher des hommes :  car sans ce face à face Marina, ingénieur et
syndicaliste se perd dans l’administration, et Anne Flore ne peut réaliser la transmission de l’enthousiasme et de l’expérience partagée dans un projet. De même, sans ces rencontres, le donateur ne ressent pas les besoins de celui qui reçoit évoque un jeune couple qui se prépare au grand saut vers l’Afrique.

-enrichir nos valeurs : tous en allant vers l’autre ont compris qu’ils recevaient souvent plus qu’ils n’avaient  donné.


Les solidarités d’aujourd’hui, ces deux mots résonnent comme porteurs d’une valeur incontournable…. Et pourtant..



Dans un texte de 1938,Valéry, le poète que nous respectons tous écrivait [1] : « la solidarité, un de ces détestables mots qui ont plus de valeur que de sens, qui chantent plus qu’ils ne parlent…. » La devise républicaine n’intègre pas la solidarité qui apparaît au mieux comme un sentiment, un principe de cœur..la jeune république ne s’opposera pas à l’interdiction des former des groupements de travailleurs et à la fameuse Loi la chapelier de 1791. Pourquoi ? parce qu’au 18° siècle, la garantie des droits individuels se situe dans la souveraineté nationale et s’affirme contre les corps intermédiaires dont on craint souvent à juste titre, reconnaissons le, le caractère aliénant… Il faut attendre la deuxième moitié du 19° siècle pour que la solidarité s’incarne dans les textes promulgués par la 3° république. Jusque là elle reste l’œuvre des communautés familiales  ou villageoises et de quelques notables charitables. Et par quoi sont elles mues ces communautés… par deux principes

-« Comment rendrais je au Seigneur tout le bien qu’il m’a fait ? dit le psaume 116 et Paul de répondre que le billet de notre dette a été annulé par le Christ. Seule reste la dette de l’amour mutuel.. la dette de vie se règle par la dette de fraternité . « Puisque Dieu nous a tant aimé, aimons nous les uns les autres » dit Jean

-Le volontariat et la coopération dans le domaine du privé social constituent les modalités les plus adéquates pour développer la dimension sociale de la personne qui peut trouver dans ces activités un espace  pour s’exprimer de façon complète,
affirmeront plusieurs encycliques à partir de 1883. Ce principe connu désormais sous le nom de principe de subsidiarité ancre le développement de lavie démocratique dans le tissu social.


La loi de 1901 qui donne naissance au contrat d’association est adoptée parce qu’elle est porteuse d’un critère éducatif, car on se méfie encore du pouvoir qu’elle pourrait donner à certains. Mais les associations  vont inscrire leur action dans le service de l’utilité publique et c’est en s’insérant dans des réseaux idéologiques, religieux ou politiques structurés au plan national que nées de la société locale , elles gagnent leur légitimité.

Le 20° siècle  en France  reconnaît que la société doit être solidaire  parce que les hommes ont une double dette vis-à-vis de leurs contemporains et de leurs prédécesseurs. L’individu réalise qu’il doit à la société et à l’espèce, un devoir social de garantir les autres des injustices ou des inégalités les plus criantes. La construction de l’Etat social, de l’Etat providence est en marche.

Pour les chrétiens, la solidarité est élevée au rang de principe social, ordonnateur des institutions (catéchisme de 1939), et de vertu morale,parce que « tous nous sommes responsables de tous »  écrit JP2 en 1988 et cela ne se limite pas à l’hexagone. Le processus d’accélération de l’interdépendance entre les personnes et les peuples doit être accompagné d’engagements pour éviter les injustices de dimension planétaire écrit –il dans la même encyclique.

Ces phrases n’ont pas pris une ride car les crises économiques que nous vivons depuis trente ans , la numérisation de l’information et la mondialisation qui nous ont rapproché des peuples lointains ou différents  ont rendu plus visibles et plus audibles les injustices dont parlait Jean-Paul 2.


Alors chacun de ceux que nous allons écouter a appliqué  à lui même et aux équipes avec lesquelles il s’est engagé,  le principe de subsidiarité. Parce chacun est source d’originalité, chacun a senti qu’il avait quelque chose à apporter aux autres, à la communauté humaine qui l’entoure ou dont il se rapproche. Une petite voix me dit qu’en agissant pour le plus grand bénéfice de la communauté humaine,  chacun a participé à sa propre construction .


Les Semaines sociales de Toulouse ont choisi de faire parler les jeunes. Nous avons organisé leur prise de parole en deux tables rondes sur les engagements de proximité et sur les engagements à l’international. Chacune de ces tables rondes était animée par un journaliste.B.Pesme de Radio Présence animait la 1° ; G.Balbastre, de radio RCF  la seconde.


Mais avant Inès Minin, dont les engagements à la JOC furent précoces,évoquait les formes  actuelles de l’engagement des jeunes et comme un appui à la seconde table ronde, Pierre-Yves Stucki analysait les freins et les appuis à l’engagement des jeunes.


Inès Minin, ex- Présidente de La Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC). Son adhésion à la JOC fut prise à l’âge de 14 ans…


La JOC s’adresse aux jeunes des quartiers populaires, mouvement très lié au monde ouvrier, à ses luttes, à son évolution… Un lieu pour permettre aux jeunes de s’exprimer…

J’ai rencontré la JOC à 14 ans, après le catéchisme… un grand rassemblement à la Courneuve (1996) : « La solidarité… »Présidente de la JOC en 2005. Aujourd’hui j’ai passé la main.


Aujourd’hui les jeunes s’engagent différemment… engagement à LT… Le tout ou rien fait peur… Difficulté à s’engager pour la vie… surtout l’engagement politique… Ils se mobilisent pour voter…


Nouvelles et multiples formes d’engagement : conseils municipaux de jeunes, conseils régionaux… Jeudis noirs… Les jeunes ont envie de comprendre les enjeux de ce monde, ils veulent voir où on va avant d’y aller.


Nous sommes la génération des nouvelles technologies… Nous voulons changer les choses… Les jeunes ne veulent pas être des supermen


A la JOC : nous appelons à prendre des responsabilités. On est accompagné… laisser leur place aux jeunes des banlieues, libres de grandir à leur rythme… donner confiance…


Je donne un autre sens à ma vie… Les jeunes s’engagent différemment des adultes… difficultés à se parler avant de prendre sa place dans la société.


Question : service civique… et les jeunes ?...

Réponse IM : Oui, mais il faut donner les moyens aux jeunes, pour qu’ils puissent s’engager.



Merci à Marina, ingénieure, syndicaliste Airbus; Anne, déléguée générale d’Initiatives pour une Économie Solidaire; Maxime étudiant à l’école d’économie de Toulouse,chargé des nouveaux adhérents de l’UMP; Nicolas, directeur général d’une clinique psychiatrique; Frère Stéphane, franciscain; Marie-Aude, conseillère conjugale et familiale; Anne-Flore, étudiante à l’IAE de Toulouse; Violaine, Emmanuel, Mehdi, Jacques Fabrice et Delphine.



Marina

Rencontre des réticences  au moment de son embauche  parce qu’elle est enceinte…. Soutenue par la CFDT à ce moment là… elle prend la mesure des détresses de certains sur leur lieu de travail. Si personne ne les écoute, ils s’enfoncent. Le syndicaliste a cette tâche auprès des salariés, ce n’est pas la seule, activité collective pour créer des liens avec les autres membres. Choisir cet engagement modifie la voie de la carrière. La famille ne voit pas l’engagement facilement. L’engagement d’appareil est plus fréquent que l’engagement militant, d’écoute.


Anne

Dès le début de sa carrière, elle choisit de s’engager dans des entreprises  de type social…. Comme étudiante elle a été incité à créer des associations, par exemple un projet pour ATD quart monde…. Son projet était donc de trouver une homogénéité par la création de liens entre le monde économique et le monde social. Elle était la seule salariée au sein d’initiatives pour une économie solidaire travaillant avec des bénévoles. Il fallait donc ne pas s’oublier dans cette structure… Structure qui collecte de l’épargne de proximité pour l’investir dans des entreprises solidaires. Cette structure a pour objectif de professionnaliser des structures riches de leur bonne volonté.


Maxime

Est-ce que je nage à contresens par rapport à la jeunesse d’aujourd’hui ; mais tenter d’apporter du changement à la société … l’utopie c’est la majorité de demain…l’engagement est un peu passionnel… s’engager en politique c’est un acte citoyen. Un des vices de la démocratie c’est l’individualisme…dit Tocqueville Un citoyen qui ne s’intéresse pas à la politique est un citoyen inutile..Vauvenargues. L’objectif de la politique, c’est de former des citoyens….. Dès que l’on a pris sa carte, on vous embauche pour aller coller des affiches diffuser des tracts, c’est aller sur une permanence ;… c’est donner des idées, on vous écoute ou non….Le parti est là pour gagner des élections… mais on participe au débat, et un jour parce qu’on est élu pour faire passer ses idées…

Il y a au sein de l’université des échanges entre des groupes émanant de partis différents.


Nicolas

J’ai rapidement vu en prenant des responsabilités de l’entreprise dans lequel je travaille, le rôle que pouvait prendre les dirigeants en matière de responsabilité sociale. Nous accueillons 1000 patients et nous essayons d’entreprendre avec chacun un projet social.  Mais nous avons cherché  à mettre en place des responsabilités sociales auprès des salariés. Mon but est de faire une rentabilité raisonnée.Mon but est de faire un peu de bonheur pour que cela essaime…. Effectivement il y a d’autres établissements familiaux qui ont a peu près la même philosophie….On essaie aussi d’avoir des activités en matière d’économie durable….

On a fortement l’image des cliniques privées  qui sont des boîtes à fric, ce n’est pas le cas… ma responsabilité  est de trouver une organisation qui soit à la hauteur de nos valeurs…


Frère Stéphane

Qu’est ce que génère l’action que vous menez dans la communion du silence… ? ce que je viens d’entendre c’est que ces engagements sont souvent nés d’une rencontre, d’une blessure, j’avais besoin de rencontrer  les hommes d’homme à homme, pas seulement de les compter…je ne peux pas accepter qu’il n’y ait qu’une solution la forteresse Europe
et la reconduite a la frontière. On a beau être religieux on n’est pas des naïfs…notre mouvement  est un mouvement d’appel à la conscience. C’est forcément  long. Il faut passer d’un engagement personnel à un engagement plus social plus collectif…. Il faut passer d’une observation à un acte … avançons ensemble par le bas…. Mais qui ne s’interdit pas d’aller vers le haut… les riverains du centre de rétention de Cornebarrieu….ont obtenu un arrêt de bus devant le centre, un relais pour ceux qui n’ont plus de bus….



Au CLER  Amour et Famille

Comment se forme t-on pour faire face aux personnes en difficulté ?

Après un engagement très tôt dans le bénévolat dans une association qui s’appelle amour et famille, je me suis formée pour être plus près de l’autre dans ce qu’il vit (jeunes adultes et personnes âgées… mais aussi des couples). Nous sommes tous des personnes blessées.. mais nous ne sommes pas tous égaux. Les jeunes sont souvent en attente des adultes, ils attendent des repères de leur part. Ils ont tout ce qu’il faut en eux, mais ils manquent d’accompagnateurs. Quant aux adultes ils sont souvent isolés…. Comment se dépétrer de tout cela? Comment revenir à leurs propres valeurs pour donner du sens aux choix qu’ils font ?


Je crois en l’autre, c’est une espérance qui me guide.. mais je ne fais qu’accompagner la personne. Je suis aussi accompagnée.

Je suis devenue formatrice pour faciliter la recherche de la place de chacun / aux autres, qu’il soit salarié, dirigeant… Si l’absentéisme est fréquent dans les entreprises, c’est parce que les facteurs humains ne sont pas suffisamment pris en compte….


La plupart des personnes ont oublié leur propre valeur…

Beaucoup de gens arrivent avec des valeurs (consommation, travail, épargne...), il faut aussi que les structures qui foisonnent soient prêtes à les accueillir  et que les gens qui se présentent  et les porteurs de gouvernance doivent réfléchir et trouver les moyens de prendre les bonnes décisions. (Si on est engagé avec son cerveau pendant la journée  et avec ses mains dans le soir.. il faut  harmoniser l’ensemble….


Comment aider le jeune  à devenir une personne ? l’aider a découvrir ce qu’il a en lui, ce qu’il a envie d’être….

Quand j’étais à la JEC.. on avait organise une grande manifestation  (avec un gros budget) , ce jour la cela a été pour moi extrêmement formateur..  Le problème de la jeunesse c’est souvent celui de la posture des adultes….quid de notre posture ;

Dans l’hôpital on fait découvrir aux enfants les 15 métiers de l’établissement, on entend tout de suite ceux qui vont avoir la fibre sociale….

Dans le quart monde, nous avons vu que ce qui était important c’est de croire en eux…jusqu’où on a besoin d’eux…

Si un adulte chemine avec un jeune, on s’apporte l’un à l’autre….


« Freins et appuis à l’engagement des jeunes » Pierre-Yves Stucki, responsable de la commission« jeunes » des Semaines Sociales de France, gérant fondateur d’une société de conseils en informatique.


La notion de jeunes reste extrêmement floue…. Mais aujourd’hui c’est un age  qui s’étend vers le début vers l’avancement….  Il y a aussi une connotation avec  le mot qui suit jeunes des banlieues ne sonne pas comme jeune cadre…

On a des formes d’engagement très différent quand on fait du scoutisme, ou des rondes avec la croix rouge, ou dans un parti politique.

Je pars d’un paradoxe : il y a une multiplication
des structures  destinées à la jeunesse, et pourtant l’engagement semble s’alléger  chez les jeunes : montée de l’individualisme, culture du zapping…. Ceci s’est connu, mais on évoque moins souvent des formes d’engagement qui sont moins engageantes (le clic sur internet c’est une émotion….). Ayant une carte d’un parti politique, je m’ennuie dans un parti politique…,  mais la vie de l’élu me passionne.


La richesse de la vie associative devient un frein à l’engagement…. On est aussi marque par un développement de la schizophrénie, on veut tout et son contraire… achat, développement durable… Comment articulons nous les engagements personnels et la vie professionnelle ou personnelle. Comment parle t-on de sa vie professionnelle….

Nombreux sont aujourd’hui  qui parlent de leur vie professionnelle en se qualifiant de mercenaire. L’engagement comme parcours personnel qui l’aide à grandir doit être reconnu… qu’est ce que le nouveau venu peut apporter.


Dans certains cas, les expériences d’engagement peuvent être mal vécues et destructrices…


A côté des appuis publics qui sont nombreux, on constate qu’ils ne sont pas connus et forcément aisément accessibles. Leur existence est souvent un point d’entrée dans l’engagement des jeunes. La gratification ne passe pas par  l’appel au bon sentiment. L’accompagnement est le moyen  de pérenniser la relation donc l’engagement. A un moment il faut que le jeune prenne sa place….

Transmettre le goût de l’engagement se fait  par l’exemplarité du bonheur qu’apporte l’engagement. Comme l’engagement se matérialise au sein des espaces de la vie… ;



«  Lorsque les jeunes prennent un engagement international », Table ronde animée par Gérard Balbastre, directeur d’antenne  RCF à Carcassonne avec :


Mehdi Delorme responsable d’Oikocredit sud-ouest, engagement  via les moyens financiers placés dans cette banque. La création de l’antenne sud ouest permet  de créer des établissements de production quelque part dans l’un des 70 pays .

Emmanuel GERLIN, antenne jeunes de la section Midi Pyrénées d’Amnesty International.J’ai toujours été sensible aux différences internationales en particulier celles qui concernent les enfants. Je l’ai pris comme un devoir… comme citoyen du monde. J’ai commencé vers 13 ans au collège, puis comme jeune ambassadeur de l’Unicef (en Jamaïque), puis à St Saint-Pétersbourg. Au lycée, j’ai crée un groupe Unicef. A l’université, j’ai rencontré Amnesty international, on organise des évènements dans les manifestations sportives ou culturelles à Toulouse. En fait plus je me suis engagé, plus je voyais les combats à mener… donc j’ai créé ma propre association à l’international. Quand je regarde en arrière, j’ai l’impression d’avoir trouvé ma raison d’être.


Anne Flore Angot, participant à l’élaboration et la diffusion d’un projet européen: le livre rose du sport: recommandations développées sous forme d’actions . 32 pays européens étaient représentés et plusieurs responsables européens et ONG ; Au retour une conférence a été organisée à l’université pour retransmettre ce que nous avions reçu. j’ai découvert ce que voulait dire la fait d’être citoyen européen.


Jacques Fabrice et Delphine Vidal qui développent le  projet d’une mission en septembre 2011 à travers l’Afrique en famille, avec l’appui de l’ONG « Voyageur du cœur » ; 10lieux de vie ont été programmés pour installer du matériel  informatique et rencontrer des gens.Nous préparons le progrès avec la congrégation  des lazaristes et la Délégation Catholique pour la Coopération. Lâcher prise, prendre un congé sabbatique, pour se retrouver face à face avec l’autre, vaincre le mécanisme naturel de la peur des autres communautés. Déjà
un premier voyage au Maroc avec douze voitures et un camion dans l’Atlas.


Violaine Husson, après la fac de droit, et un engagement chez les scouts. Que fais-je pour devenir. ? Après un stage au PNUD  à Genève, j’accepte de partir en Angola  avec des religieuses  salésiennes. Je rencontre une communauté qui avait créé des écoles. Et on me confie  une initiation au droit dans un camp de personnes déplacées.A mon retour j’assume des permanences juridiques, mais on me propose d’aller au Sri Lanka 18 mois pour action contre la faim pour aller enquêter sur l’assassinat des membres de l’association. Je suis rentrée et je travaille à la Cimade pour m’occuper des femmes étrangères victimes de violence.




Conclusion Bernard Ibal, Président des Semaines Sociales de Toulouse.


Remerciements intervenants, B.Pesme Radio Présence à Toulouse, G.Balbastre RCF à Carcassonne

Dialogue intergénérationnel sur le thème de l’engagement, échanges entre de nombreuses sensibilités, ce qui est l’objectif des Semaines sociales de Toulouse. Les jeunes ne sont pas une catégorie sociale, ce qui est sur c’est que les différences de culture liées aux expériences de vie.

Les structures ne sont pas tout dans la dynamique de l’engagement, le passage à l’acte se passe avec ou sans institution. La syndicaliste montre que tous les représentants syndicaux ne se ressemblent pas, la structure de l’entreprise ne résout pas tout et la différence entre les choix d’Airbus et ceux de la clinique de …

L’engagement des jeunes n’est peut être pas dans le durable mais il est suffisamment fort pour enrichir l’engagement suivant. Le besoin d’être cohérent dans les différents aspects de sa vie devient fondamental pour les plus jeunes. La sensibilité à l’injustice devient un moteur de l’engagement, conduit à un passage à l’acte.


"Allumer une lumière plutôt que de maudire  les ténèbres".



[1] Regards surle monde actuel « fluctuations sur la liberté »

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Dernière modification : 10/10/2011