L'engagement européen des Semaines sociales de France

 

Au cours des années 90, de nombreuses organisations représentatives du catholicisme social en Europe ont acquis la conviction qu’il n’était plus possible de réfléchir et de débattre sur des questions sociales ou sur des problèmes de société sans les placer dans le contexte européen. Ce fut le cas des Semaines sociales de France qui, notamment à l’initiative de leur président, Jean Boissonnat, et de leur vice-président, Jean-Marie Brunot, amorcèrent des échanges avec des Belges, des Hollandais et des Allemands. Ainsi, les Semaines sociales de France furent associées à un projet du Mouvement ouvrier chrétien de Belgique et du syndicat chrétien hollandais CNW concernant des Semaines sociales européennes ; celles-ci eurent lieu à trois reprises : à Bruxelles en 1997, à Bad Honnef en 2000 et à Bratislava en 2004.


Dans ce même esprit et pour consolider ces premiers échanges, c’est un « groupe de travail européen », devenu ensuite IXE, Initiative de Chrétiens pour l’Europe, qui organisa la présence d’un millier d’Européens venant de pays autres que la France à la Semaine sociale du centenaire de l'association qui s’est tenue à Lille en 2004 et dont le thème était : « L’Europe : une société à inventer ».


Près de 500 jeunes venus des pays du centre et de l’Est de l’Europe participèrent à la session des Semaines sociales à Lyon en novembre 2008, sur le thème « Les religions, menace ou espoir pour nos sociétés ? ». Depuis, à chaque session, c'est une centaine d'Européens qui participent, accueillis et logés dans les familles ; c'est pour tous l'occasion de découvertes mutuelles et de fructueux échanges.

 

De plus, il est devenu quasiment systématique, lors des sessions annuelles, de présenter un éclairage étranger ou européen sur le thème retenu.


Enfin, il n’est pas rare que les Semaines sociales s’associent à certains de ses partenaires étrangers pour réagir à des décisions ou des initiatives européennes discutables, comme ce fut le cas pour l’affaire Lautsie (présence d’un crucifix sur les murs d’école en Italie contestée par une plaignante) ou pour protester contre la disparition des fêtes chrétiennes sur le calendrier 2011 publié par la commission européenne.



 
Dernière modification : 21/03/2013