Election européenne

ELECTIONS EUROPEENNES DU 25 MAI 2014
POURQUOI IL FAUT VOTER
- LES ENGAGEMENTS DES SSF


Les principaux enjeux des élections européennes du 25 mai 2014

 

Le contexte dans lequel les électeurs européens sont conviés à renouveler leur Parlement suscite l’inquiétude : les perspectives à long terme sont difficiles à évaluer;  la crise des marchés financiers n’a reçu que des solutions partielles; la situation économique et sociale risque de se dégrader  profondément pour une durée et dans des proportions dont on ne peut prévoir clairement l’importance ni toutes les conséquences. Par ailleurs les évènements d’Ukraine ont montré combien l’Union européenne avait encore beaucoup de mal à se faire reconnaître comme un sujet politique crédible tant vis-à-vis du peuple Ukrainien que de la Russie, alors même qu’il s’agit de la préservation de la paix à ses portes.

Les  citoyens de l’UE, et notamment les chrétiens, sont donc  interpellés, malgré les incertitudes du moment, par les changements de plus long terme qui se manifestent en l'Europe et dans le monde. Nous les incitons à prendre conscience de ces évolutions profondes, à mesurer combien l'Europe les concerne aujourd’hui personnellement et pourquoi elle devrait recevoir d’avantage les moyens d’agir face aux  principaux défis des temps actuels :


•   La paix dans le monde et plus particulièrement aux frontières de l’Europe.
•   La mondialisation de l’économie et ses conséquences sociales.
•   Le changement climatique qui impose notamment une politique de transition énergétique ambitieuse.
•  Le changement démographique, la promotion de la famille au cœur de la société  et la prise en compte de l’immigration.

 

Longtemps nous avons pu croire que la mission essentielle de la construction européenne, faire régner sur le continent européen un climat de paix, était désormais dépassée. Les faits montrent l’optimisme de cette vision, que l’on considère les graves troubles ukrainiens ou la montée de nationalistes extrémistes dans quelques pays de l’Union elle-même.
Longtemps nous avons pu croire que le monde s’ordonnerait autour d’une gouvernance économique et financière dominée par les pays développés. L’actualité montre combien il n’en est rien et l’enjeu d’une présence active des Européens pour que de nouvelles régulations mondiales représentatives de l’ensemble des cultures et des peuples voient le jour.
Longtemps nous avons pu croire à l’indéfectibilité d’un modèle social européen fondé sur des droits et des protections étendues. Mais nous mesurons aujourd’hui qu’il nous faut réaliser une coopération  économique, sociale et fiscale autrement plus vigoureuse pour promouvoir et moderniser ce modèle conjuguant solidarité et liberté  qui nous vient d’une histoire commune.
Il y a dix ans, les Semaines sociales se rassemblaient, pour leur centième anniversaire, autour de l’espoir de « l’Europe , une société en devenir » . Nous y sommes. Non que nous devions renoncer à toute critique sur la façon dont précisément l’Europe a été portée. Bien au contraire, la lucidité nous invite à mettre en cause les comportements «  destructeurs de l’esprit européen » qui ont prévalu chez certains responsables politiques. Elle oblige à reconnaître et dénoncer la prévalence d’une confiance aveugle dans les mécanismes du marché dans la foulée de l’effacement du communisme. C’est aussi à l’Union européenne que s’adresse en ce sens la critique du Pape François dans « Evangeli  gaudium » lorsqu’il y dénonce un exclusivisme marchand « qui tue » ... Mais elle nous invite aussi à questionner notre propre somnolence de citoyens peu ouverts aux soucis de nos voisins, ignorants des responsabilités qui accompagnent la solidarité, à mettre en cause les corporatismes qui ne voient dans l’Union européenne que ce qui peut les servir ou les menacer.


Mais précisément, pour que l’Europe ne corresponde plus à ces errements, il s’agit de le manifester : d’abord en participants aux débats nombreux qui se multiplieront à partir d’avril prochain. Les Semaines sociales y seront présentes en France comme au plan européen.


Il s’agit aussi de s’engager résolument, ne serait ce que par l’accomplissement élémentaire d’un vote citoyen. Ceux d’entre nous qui assistaient aux conclusions de la session 2011  des Semaines sociales de France consacrée à « La démocratie , une idée neuve » ne peuvent oublier l’appel de Madame Vaira Vike Freiberga, ancienne président de la Lettonie, qui nous adjurait , Européens de l’Ouest , à rester fidèles aux idéaux démocratiques . Nous l’avions applaudie debout. 

 

Jérôme VIGNON
Président des Semaines sociales de France

 

 

 

 

 
Dernière modification : 19/03/2014