5 - Mettre fin au scandale des ghettos et des sans-abri « J'étais sans abri ou rejetté loin des villes et tu m'as procuré un toit »

5 - Mettre fin au scandale des ghettos et des sans-abri

« J'étais sans abri ou rejetté loin des villes et tu m'as procuré un toit »

 
 
 
Oubli ? | Changer ?
 
 
Ajoutez ce site à vos favoris Page d'accueil Plan du site Contactez-nous Recommander ce site Identifiez-vous Retrouvez notre fil info RSS
 
 
 
 
 
 

5ème proposition


 

Mettre fin au scandale des ghettos et des sans-abri

 

1. Contre les ghettos, reconstruire la ville


 

Pour cela :

  • implanter ou redistribuer des services publics (enseignement, poste, police, centre de soins) là où ils sont le plus nécessaires ;

  • rétablir, par des mesures immédiates et poursuivies sur le long terme, la mixité sociale. A cet effet, il conviendrait que la loi SRU soit strictement appliquée et que soit très précisément défini le caractère social du logement dans le cadre de ses dispositions, mettant une obligation aux communes de plus de 3 500 habitants de créer sur 20 ans un patrimoine social égal à 20 % de son parc (25 %pour l’Ile-de-France). Ce pourcentage plancher devrait évoluer en fonction des besoins de chacune des régions ; Il faut aller vers un durcissement financier et pénal de cette loi afin de la rendre incontournable. Le droit au logement opposable ne peut se mettre en place que dans ce cadre ainsi que sur la base d’une clarification des compétences et – avant tout - d’un accroissement de l’offre de logements sociaux.

  • ouvrir un débat sur l’idée en vogue de la dé-densification des droits à construire pour mieux concilier protection de l’environnement et prise en compte, bien comprise, de l’espace constructif pour une ville ouverte à une plus grande mixité au service d’une cohésion sociale effective ;

 

2. Rendre le logement accessible aux plus défavorisés


Le problème du logement que l’on avait cru en passe d’être maîtrisé à la fin du siècle dernier est revenu d’une cruelle actualité. « Ne pas avoir un lieu où habiter signifie, ni plus ni moins, qu’on n’a pas sa place au sein de la société » (B. Devert). La construction a été vigoureusement stimulée. Malheureusement, selon de récentes statistiques, seulement 24 % des 410 000 logements construits en 2005 présenteraient des niveaux de loyers accessibles aux ressources des 2/3 des ménages. Jamais, depuis quelque temps, si peu d’appartements n’auront été mis sur le marché, accessibles à des ménages à revenus modestes. Il convient donc de redéployer les aides publiques et en particulier fiscales au secteur du logement pour en concentrer l’effet sur les familles pour lesquelles le logement décent demeure hors de portée.

 

Au-delà de ce redéploiement, la solidarité nationale pour la satisfaction de ce besoin primordial devrait se traduire par des dotations budgétaires supplémentaires rendues possibles par la réduction d’autres dépenses mais indispensables. Enfin, les formes d’épargne solidaire à destination du logement social devraient être popularisées et encouragées.

Il faut encourager, enfin, toutes les initiatives d’accompagnement à l’habitat des populations les plus fragiles, pour que leur accès au logement serve effectivement leur insertion.

 


[Réagissez sur le forum]

 
Dernière modification : 16/02/2007