
« Par ta négligence j'étais accablé de dettes dés ma naissance et tu m'as soulagé »
Préparer l’avenir de la génération qui nous suit et non lui transférer par l’endettement la charge des problèmes d’aujourd’huiA travers l’augmentation de la dette, ce sont les jeunes qui paieront les déficits que nous accumulons aujourd’hui. Ce sont eux qui, demain, supporteront directement la charge de nos dépenses excessives. Déjà, le paiement de la dette est devenu le deuxième poste du budget de l’Etat, juste après l’éducation ; l’équivalent de l’impôt sur le revenu lui est consacré.
Il est donc inacceptable non seulement de continuer à nous endetter au rythme des vingt-cinq dernières années mais même de maintenir la dette à son niveau actuel alors qu’il nous faudrait commencer à la réduire. Ce n’est pas seulement parce que nos finances publiques sont dans une situation de réelle précarité mais par un souci de justice à l’égard de ceux qui nous suivent, que nous devons demander à ceux qui s’apprêtent à gouverner la France non seulement de ramener avant la fin du prochain quinquennat nos finances de l’Etat, de la Sécurité sociale et des collectivités locales à l’équilibre, mais surtout de dégager des marges permettant de financer :
l’amélioration de la préparation à la vie professionnelle de tous et l’entrée de notre pays dans « l’économie de la connaissance » qui est la caractéristique du 21e siècle,
le renforcement de la cohésion sociale et l’effort nécessaire contre la constitution de ghettos et pour le logement social,
le respect de notre « parole donnée » pour le développement du Tiers monde et notamment des opérations de co-développement dans les pays de provenance des immigrés.
Ceci appellera une réforme de l’Etat, toujours différée jusqu’ici, impliquant l’abandon de toutes les dépenses publiques qui ne seraient plus indispensables.
Cette tâche sera difficile. Il s’agira de rompre avec beaucoup d’habitudes et de facilités ou d’avantages apparemment mineurs et bien justifiés auxquels nous pouvons tenir personnellement. Ce n’est que si beaucoup de citoyens acceptent les sacrifices qu’impliquent ces réformes que notre pays pourra progresser durablement vers plus de justice.