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Election présidentielle : A la veille du premier tour, organisations et mouvements catholiques appellent à un engagement citoyen  

Dans une Tribune publiée ce jeudi 13 avril sur le site du journal La Croix, une vingtaine d’organisations et mouvements catholiques (dont les Semaines sociales de France) invitent les croyants à exercer leur citoyenneté et à traduire les valeurs chrétiennes dans leur vote.

 

Cet appel, comme le souligne cette tribune, fait écho à celui lancé par le pape François aux jeunes lors des Journées mondiales de la jeunesse à Cracovie en juillet 2016 : « Voulez-vous changer le monde ? ». Il se situe également dans la continuité du texte du Conseil permanent de la Conférence des évêques de France aux habitants de notre pays intitulé « Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique », qui invite « chacun et chacune à exercer son discernement et sa responsabilité pour le bien de tous ».

 

Face à la tentation du repli sur soi et à la peur, la vingtaine de signataires entend ainsi réaffirmer les valeurs chrétiennes et encouragent les citoyen-ne-s comme les futur-e-s élu-e-s à mettre l’humain au cœur de leurs choix.

 

« Notre foi et nos valeurs nous appellent à ne pas céder devant la colère, la peur et le rejet de l’autre, mais à plaider la cause des plus pauvres et à promouvoir le respect de la personne humaine et de l’environnement. Nous pensons que les solutions aux problèmes auxquels notre société est confrontée se trouvent dans l’ouverture, le dialogue et l’échange pour construire ensemble une France et une Europe plus justes dans un monde de droit et de dignité », écrivent-ils notamment.

 

Loin de céder au fatalisme, ils rappellent que d’autres voies sont possibles et qu’elles existent déjà : « les dizaines de milliers de bénévoles de nos organisations et mouvements sont témoins tous les jours que la réalité de la société française, c’est aussi et surtout des milliers d’actions concrètes qui construisent une planète plus solidaire et fraternelle ».

 

L’intégralité du texte est à lire sur le site de La Croix 

 
Mis à jour le 21/04/2017

Appel à une Europe fraternelle  

          IXE

 

 

 

 

 

Paris le 25 mars 2017

 

Appel à une Europe fraternelle[1]

 

En ces jours de commémoration du 60 eme anniversaire du Traité de Rome, les fruits exceptionnels que ce Traité aura apportés à l’Europe et au monde doivent être rappelés. Ils justifient l’attention que la conscience chrétienne a toujours prêtée aux enjeux de la réconciliation et de l’unité entre les peuples d’Europe.

 

Les acquis de cette longue période de paix en Europe sont pour une grande part liés aux effets des « politiques communes »  dont le Traité de Rome a été le socle : auto- suffisance alimentaire en vue d’un développement soutenable; libre circulation des personnes et des biens  dans un espace sans frontières intérieures; harmonisation vers le haut des règles de protection des consommateurs et de la sécurité au travail; adoption d’une Charte contraignante des droits fondamentaux; volonté de solidarité avec les régions et les États les moins avancés au moyen de politiques structurelles; une monnaie unique visant à unir les Européens et dont la stabilité s’est avérée bénéfique pour tous.  

 

Ces acquis doivent être préservés. Ils attestent de la créativité et du courage des générations qui nous ont précédées. C’est pourquoi nous ne pouvons nous satisfaire  des déséquilibres profonds qui marquent aujourd’hui les relations économiques et sociales entre les pays de l’UE et au sein des pays. Depuis la crise de 2008, l’UE souffre du chômage inacceptable des jeunes générations. Elle est traversée par d’importantes divergences au sujet de l’accueil des migrants et des réfugiés. Dans quelques États, elle connaît des atteintes préoccupantes aux valeurs de l’Etat de droit et de la démocratie. Elle est aussi, fait nouveau et inquiétant, exposée à une attitude distante, indifférente voire même hostile de grands partenaires extérieurs. Nous sommes frappés en définitive de constater l’ampleur des doutes et des critiques à l’égard des institutions européennes dans nos pays. Recréer la confiance nécessitera des initiatives audacieuses.

 

Dans un climat qui voit aussi grandir dans plusieurs de nos pays les tentations nationalistes, nous appelons de manière pressante les dirigeants de nos nations à sortir de l’immobilisme et à prendre, d’ici à la fin de 2017, les orientations capables de redonner une impulsion à l’unité entre les peuples européens. Alors qu’un livre blanc de la Commission européenne esquisse divers scénarios, nous invitons nos responsables politiques à choisir un scénario  de solidarité fraternelle entre les peuples et de ne pas s’arrêter uniquement à des considérations techniques et institutionnelles. Il ne s’agit pas seulement de s’unir dans l’adversité, mais aussi de s’unir par respect les uns des autres et dans la mémoire de ce que chacun doit aux autres. La prise en compte des graves difficultés sociales que vivent les uns et les autres doit nourrir les projets de relance et réforme économiques quels qu’ils soient. La reconnaissance des expériences historiques distinctes doit habiter tout projet de défense et de sécurité communs. La fierté d’hériter d’un modèle européen de société doit se traduire par une attention effective  aux diversités culturelles nationales, et par des efforts conjoints pour accueillir les personnes qui fuient les conflits armés et les persécutions.  A ce prix, L’Europe serait fidèle au message unique qu’elle porte pour le monde, selon le Pape François[2].

 

Aussi, pour ce qui nous concerne, en tant que membres d’associations de laïcs chrétiens appartenant aux différents pays de l’Union, nous voulons concourir à recréer cet esprit fraternel. Observant avec confiance les signes encourageants d’un réveil citoyen comme récemment aux Pays Bas, nous sommes déterminés de faire toute notre part pour que l’Europe redevienne un projet intelligible, soucieux de la participation de chaque peuple, attentif aux difficultés des plus humbles et ouvert au monde. 

 

Initiative de chrétiens pour l’Europe (IXE)

 

 

[1] Communiqué d‘IXE, association européenne de mouvements de laïcs chrétiens à laquelle appartiennent les Semaines sociales de France.

[2] Adresse du Pape François aux chefs d’Etat et de gouvernement le 24 mars 2015.

 
Mis à jour le 28/03/2017

Accueillir l'étranger, le défi !  

Pour faire suite au colloque "Accueillir l'étranger, le défi" organisé par le Ceras le 25 mars dernier,

l'association Confrontations et 13 associations partenaires, dont les Semaines sociales de France, lance un appel aux candidats à la présidentielle.

 

A CEUX QUI ASPIRENT A NOUS GOUVERNER : Accueillir l’étranger, le défi
La violence de la guerre ou des injustices économiques les a poussés jusqu’à nos frontières. Ils sont exilés. Leur présence sur notre sol interpelle notre société et nous interpelle personnellement. Elle déchaîne les controverses et trouble les esprits ; elle inspire la compassion et la solidarité ou bien suscite les peurs et le rejet.


Nous sommes conscients que leur accueil est aujourd’hui un vrai défi.


Le colloque organisé ce 25 mars 2017 à Paris a permis de dégager et d’affirmer quelques exigences prioritaires.
Le défi est d’abord celui de la compréhension.


Il s’agit de comprendre et de faire comprendre la réalité des faits. Ces exilés ont chacun un nom, une famille, une histoire. Quelle que soit leur situation, leur dignité et leurs droits humains fondamentaux doivent être préservés. Cette attention concerne en particulier les plus fragiles : mineurs isolés, femmes seules, personnes âgées.
Comprendre cette réalité, c’est lutter sans naïveté contre les fantasmes et les préjugés. C’est reconnaître que ces migrations seront durables, qu’elles font partie de notre histoire et que notre pays a le potentiel pour accueillir les dizaines de milliers de personnes qui s’y présentent. La recherche de boucs émissaires face aux difficultés économiques et aux tensions sociales est trop commode. Tous les moyens permettant de promouvoir et de renforcer la cohésion et la solidarité doivent être mis en oeuvre. Il faut écarter les risques de fractures sociales.


Le défi porte aussi sur les politiques menées par l’État et les collectivités locales.
L’accueil des migrants concerne tous les échelons de la sphère publique, de l’Etat aux communes. Il implique de mettre en oeuvre avec humanité le cadre juridique qui organise le séjour des étrangers en France. La tâche est exigeante : assurer un accueil digne, traiter avec célérité et justice les demandes d’asile, stabiliser et sécuriser le droit au séjour, protéger les plus vulnérables (mineurs non accompagnés, femmes seules, malades), respecter le droit de vivre en famille. Autant de mesures qui sont la condition d’une intégration réussie. Assurer la sécurité des citoyens n’est pas incompatible avec l’indispensable accueil de ceux qui arrivent. Ils ont droit à se loger, se soigner, apprendre notre langue, se former. Leur refuser ces droits serait nous priver de leur participation à la vie de notre société.


Une politique d’accueil digne de ce nom n’est pas compatible avec le harcèlement, l’intimidation ou la répression des personnes étrangères les plus précaires ni des citoyens qui leur viennent en aide.


Le défi de l’accueil des migrants n’interpelle pas seulement notre pays. Il revient au gouvernement français d’accroître son engagement auprès des instances européennes pour élaborer enfin une politique qui soit à la hauteur des enjeux. Le légitime contrôle des frontières ne doit pas conduire à de nouveaux murs. En finir avec des mesures conjoncturelles avant tout répressives et attentatoires aux droits fondamentaux des exilés Reconnaître qu’il est injuste et inefficace d’abandonner aux États placés aux avant-gardes (Italie, Grèce) toute la charge de cet accueil. Il est urgent d’accepter une répartition plus équitable des exilés en Europe.
Aucun pays ne peut gérer à lui seul cette question. La priorité devrait être à de nouvelles formes de coopération internationale, où les questions migratoires seraient gérées dans l’intérêt des personnes migrantes, des pays de départ et des pays d’accueil.
Le défi est enfin éthique.


Les tensions actuelles autour de l’accueil des exilés et des migrants résultent en partie du désarroi et des craintes de nombreux citoyens dans une Europe bousculée par les crises et les guerres qui ravagent des continents proches.
En France, les mobilisations de solidarité prouvent que de nombreux citoyens sont sensibles au sort de ces migrants. Mais beaucoup d’autres se sentent désarmés ou craintifs, et une minorité agissante prône le repli et le rejet.
Est en jeu ici, l’attachement aux valeurs de l’hospitalité.


L’hospitalité perçue comme un échange implique un enrichissement réciproque et permanent, capable de faire vivre tout ce qui construit l’identité et la culture de notre pays.


L’accueil des étrangers relève des valeurs essentielles de la République, celles qui au nom de la fraternité et de la solidarité concourent au vivre ensemble et au partage du bien commun. La France s’est construite par des apports multiples de femmes et d’hommes venus d’ailleurs.
Un pays attaché aux droits de l’homme doit pleinem

ent assumer et illustrer ces valeurs humanistes. Les chrétiens, eux aussi, veulent les défendre et les promouvoir. Leur histoire s’est façonnée à partir d’un exode et d’un exil. Elle s’est toujours nourrie d’un Évangile tourné vers les déracinés et les plus démunis.
L’accueil des exilés est bien aujourd’hui un enjeu majeur. Il est révélateur d’un choix de société, entre repli et rejet ou ouverture et accueil de « l’autre ». Tous ceux qui vont exercer des responsabilités politiques auront à relever ce défi.


Ce texte est porté par Confrontations, association d’intellectuels chrétiens et par les partenaires de ce colloque du 25 mars 2017 :
ACAT/France - ATD Quart Monde - Apprentis d’Auteuil – CCFD-Terre Solidaire - CERAS – CIMADE - Justice et Paix – Eglise catholique : pastorale des migrants et vicariat pour la solidarité/Paris - Semaines Sociales de France – JRS/France (Service Jésuites des Réfugiés) Société Saint-Vincent-de-Paul
Réforme – Projet – Études

 
Mis à jour le 03/04/2017

LA SECU, JUSQU’OÙ ?  

Réduction des droits à remboursements, contributions diverses des utilisateurs du système : ces mesures de gestion de l’Assurance maladie accroissent les charges de ceux qui ont moins de ressources. Pourtant, le principe de base de l’Assurance maladie est que « chaque assuré social bénéficie, contre le risque et les conséquences de la maladie, d'une protection qu'il finance selon ses ressources. »


Mais à trop justifier les évolutions du système de santé par les bouleversements techniques ou les nouvelles données démographiques et anthropologiques, que reste-t-il de la volonté fondatrice de solidarité?
Par leurs répercussions financières et managériales ces évolutions questionnent profondément l’efficience du système et au delà de celle-ci : son « économie » -c’est-à-dire son organisation, les missions des acteurs, les modalités d’accès pour les personnes devant y faire appel, le service rendu, ses caractères financiers- est un des paramètres de la réflexion éthique en santé, une santé où le secteur sanitaire n’est pas dissocié du secteur social qui lui est lié.


La démarche de soin trouve-t-elle sa fin dans l’acte technique, dans l’innovation thérapeutique ? Dans un cure exclusif du care ? ou dans le renouvellement de la réflexion sur le sens du soin ? Dans une perspective d’autonomie individualiste vide, ou d’autonomie relationnée et solidaire ? Dans le sens de l’intérêt général pour la collectivité ?

 

Avec toute personne partageant ces préoccupations ou susceptible de les éclairer, la journée d’étude permettra d’aborder ces tensions entre les divers contenus possibles du soin, entre les injonctions venues d’en haut et les réalités de terrain.

 

Pour penser une continuité des soins englobant ses aspects sociaux au même titre que ses composantes sanitaires, deux grands cadres seront proposés :
•Le soin que nous dispensons répond-il aux besoins de santé ?
•Comment décloisonner les structures de santé ? Obstacles et ouvertures

 

 

LA SECU, JUSQU’OÙ ?
QUELLE SOLIDARITÉ ET QUEL SOIN
POUR NOTRE SYSTÈME DE SANTÉ ?

 

Les Semaines sociales de France,

le Centre européen d'enseignement et de recherche en éthique (CEERE)

de l’Université de Strasbourg

l’Espace de réflexion éthique région Alsace (ERERAL)

 

 vous invitent à participer

à une journée d’étude

 

le 12 mai 2017

 

à l’Université de Strasbourg

Palais Universitaire - Salle Fustel de Coulanges

9 Place de l’Université - 67000 Strasbourg

logo-quadri-détourélogo_Cere  logo_Ereral

 

Pour participer à la journée, merci de renvoyer le bulletin d'inscription en téléchargeant le document ci-dessous.

 

 
Mis à jour le 08/03/2017

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