Un lieu de formation, de débat et de proposition sur les grands enjeux de société. Chaque année, les SSF organisent une session nationale de 3 jours rassemblant 4000 personnes. Abonnez-vous à La Lettre des Semaines Sociales et faites un don en ligne
Les Semaines sociales poursuivent la session 2009 consacrée aux nouvelles solidarités. Après la Bretagne, la première session nationale des Semaines sociales de France en Auvergne aura lieu le 27 mars à l'Ecole supérieure de Commerce de Clermont-Ferrand.
Un retour sur la 84e session suivi d'une réflexion sur le sens et l'enjeu de la solidarité aujourd'hui seront au programme de la matinée. Une table ronde sur l'accès au logement et l'insertion par l'emploi se tiendra dans l'après-midi, animée par de nombreux acteurs institutionnels et de terrain.
Michel Camdessus, président honoraire des Semaines sociales de France et ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI) a donné une conférence de Carême le 7 mars en la cathédrale Notre-Dame de Paris. Elle avait pour titre: Gaudium et spes, boussole pour notre temps dans l'histoire du Salut.
Retrouvez la conférence de carême sur le lien suivant.

Participez au Deuxième Kirchentag Œcuménique qui se tiendra à Munich du 12 au 16 mai 2010, à l’invitation des organisations de laïcs allemands, catholiques et protestants.
Cette manifestation de grande envergure témoigne de la vigueur de l’engagement des chrétiens d’outre Rhin. La brochure de présentation en français vous en donnera le programme et vous proposera un bulletin d’inscription. L’Antenne Sociale d’Alsace est impliquée dans la constitution d’une délégation française. Elle vous attend !
Message des organisateurs :
Le temps est venu de célébrer le second Kirchentag œcuménique ! Nous vous invitons de tout cœur à nous rejoindre à Munich entre le 12 et le 16 mai 2010. Ensemble, nous voulons témoigner des signes visibles de l'avancée de l'œcuménisme. Sous le mot d'ordre: « Afin que vous ayez de l'espérance » nous souhaitons confesser notre foi et prendre les responsabilités qui en découlent dans notre société.
Tout le monde est bienvenu au second Kirchentag œcuménique – pas seulement les chrétiens de toutes les confessions. Plus de 3000 manifestations nous inviteront au débat sur la possibilité d’un engagement chrétien dans et pour le monde d'aujourd'hui. Le dialogue inter religieux y occupe une place importante. C'est notre responsabilité commune de chercher des formes d'action solidaires.
Vous êtes invités à participer, à chercher des réponses aux questions politiques actuelles, à débattre sur l'avenir de notre terre, à oser aller vers les autres dans une rencontre ouverte, à prier et à célébrer ensemble notre foi. Un programme culturel varié est également en préparation : des concerts de tous styles musicaux, du théâtre, des expositions et autres formes d'expression artistique. Le second Kirchentag œcuménique se veut tourné vers l’extérieur, ouvert au-delà de nos frontières, réfléchi, à l'écoute, et respirant la joie de vivre. Prenez le temps de participer en mai 2010 à cette grande fête de Munich. Donnez un visage à l'œcuménisme et venez montrer au monde entier que ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise.
Alois Glück
Katholischer Präsident des 2. ÖKT und Präsident des ZdK
Président catholique du second Kirchentag œcuménique et Président du Comité central des catholiques allemands
Prof. Dr. Dr. Eckhard Nagel
Evangelischer Präsident des 2. ÖKT und Mitglied des Vorstandes des DEKT
Président protestant du 2.ÖKT et membre du comité directeur de l’organisation des « Kirchentag »
Jérôme Vignon, président des SSF, a été entendu par la Commission des affaires sociales au sujet des régimes de protections sociales en Europe et de leur efficience comparée.
Jérôme Vignon, président des Semaines Sociales et François Soulage, président du Secours catholique étaient les invités de l'émission Question d'actualité dimanche 31 janvier à 10h30 sur France 2, à l'occasion du lancement de l'année européenne de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale.
Pour la première fois, les Semaines sociales de France et l’antenne régionale des Semaines sociales en Bretagne conjuguent leurs efforts pour proposer à tous ceux qui le souhaitent une session de réflexion et d’approfondissement d’un jour : le samedi 6 février 2010.
Il s’agira de partir des orientations issues de la session nationale de novembre 2009 (Nouvelles solidarités, nouvelle société) appliquées à des domaines bien spécifiques pour aboutir à des propositions concrètes. Celles-ci seront mises en débat au cours de l’après-midi avec les principales têtes de liste des élections régionales de mars 2010.
Programme détaillé et Inscriptions
Jean-Yves Calvez nous a quittés. Son départ brusque nous touche tout particulièrement. Il eut en effet, aux côtés de Jean Gélamur, un rôle capital dans le renouveau des Semaines sociales de France à la fin des années 80. Membre du Conseil de l’association depuis cette époque jusqu’en l’an 2000, il était un des meilleurs connaisseurs de la pensée sociale de l’Eglise, un intellectuel hors normes, toujours aux avants-postes.
A quoi tient la réussite de la session ? Trois jeunes journalistes : P.O Boiton, C. Joly, M. Quioc nous livrent leur analyse et leur humeur. Ce succés tient à l'intuition initiale que la réflexion ne pouvait s'élaborer et se construire qu'avec le concours des personnes précaires. L'atelier Logement est une illustration exemplaire de cette démarche.
Bousculés par la pertinence des interventions des personnes dites "ressources" - et non "en situation de précarité"-, de nombreux participants ont témoigné des changements qu'ont provoqué en eux ces conférences. Lisez leurs témoignages. L'enjeu des débats politiques sur l'Europe et la haute tenue des conférences plus théoriques ont aussi été mis en évidence. Les ateliers quant à eux ont trouvé dans cette session leur véritable dimension : un échange humain exceptionnel. C'était une belle session.
Pris dans le vif de la session, découvrez les réactions des semainiers recueillis par quelques jeunes volontaires improvisés journalistes le temps de la session et par ailleurs militants de la JIC (Jeunesse indépendante chrétienne).
"Quelles conférences vous ont plu ? Pourquoi ? Quelle phrase retiendrez-vous en sortant de la session ? Pourquoi ? " Lisez les réactions et découvrez la richesse des réflexions des participants.
La conférence « Agir et penser ensemble » m’a marqué. Ce qui m’a bouleversé c’est la présence des personnes dites « ressource » dans la salle. 200 personnes qui se sont levées en même temps dans la salle, c’était impressionnant ! Ces personnes ne voulaient pas qu’on parle d’eux comme des personnes « témoins » qu’on fait parler uniquement depuis leur précarité mais des « personnes ressources », c’est-à-dire des personnes qui construisent une réflexion.
Je retiens la phrase de Denys Cordonnier : « Souvent j’ai tendance à finir les phrases des personnes que j’écoute. Déjà je suis dans la projection de ce dont la personne a besoin ». J’ai compris que moi-même souvent, face à quelqu’un en difficulté, j’anticipe ou je projette ce qu’il va dire. Quand on veut aider une personne il faut respecter sa culture, lui laisser finir ses phrases, pour éviter de projeter quelque chose sur lui, des besoins qu’il n’a pas exprimés.
J’ai le sentiment que les pauvres n’ont pas assez de place dans l’organisation de la session des SSF. Pourrait-on renverser la situation ? Imaginer un colloque organisé par les personnes en situation de précarité ? Les personnalités qui interviennent aujourd’hui aux SSF accepteraient-ils d’y intervenir ?
J’ai aimé les interventions de Geoffroy Roux de Bezieux et de Pascale Coton. Cela a cassé un certain nombre de préjugés syndicalistes. On n’est pas dans la caricature du patron et du syndicaliste qui ne sont pas fait pour s’entendre, comme tout ce qu’on entend à la TV. Le débat était vraiment intéressant.
Militante à la JIC
J’ai aimé l’intervention « Le travail, moteur de la solidarité » car tout ce qu’on entend à l’heure actuelle, c’est "les patrons sont là pour licencier". G Roux de Bézieux a montré un autre visage du patron. Il est d’abord un entrepreneur. Il entreprend. L’initiative vient de lui. Ce ne sont pas les actionnaires qui lui disent : il faut faire ceci ou cela.
Pascale Coton et lui ont bien dit qu’ils ne sont pas là pour se faire la guerre. On sort des stéréotypes.
Une parole positive de Geoffroy Roux de Bézieux, patron d’entreprise, m'a
touché. Par delà l’insistance des médias sur le rôle des grandes banques dans la crise des subprimes, il a noté le rôle de tous les intermédiaires qui ont permis les crédits à risques. Il a invité chacun à son niveau, à prendre ses responsabilités. Nous pouvons tous faire quelque chose pour que ce monde soit plus fraternel.
Une parole retenue au sujet de l’économie solidaire m'a permis de m'ouvrir à une autre façon d’envisager notre rôle de consommateur : « L’économie solidaire s’intéresse plus au lien créé qu’au bien produit ». Derrière le bien acheté, il y a une personne, le producteur. Un lien est créé, nos gestes d’achats sont « humanisés ».
L’intervention de Pierre Rosanvallon « Le filtre de l’histoire » permettait d’avoir un regard historique. Il m'a permis de comprendre d’où vient la solidarité dans l’histoire et donc de prendre du recul par rapport à nos actions de solidarités.
La conférence à plusieurs voix « Agir et penser ensemble » est ma préférée. Elle m’a permis de changer ma manière de voir les personnes en situation de précarité. Avant je n’allais pas jusqu’au bout parce que la situation de ces gens m’était intolérable. Je me suis rendue compte qu’on pouvait dépasser cette appréhension.
C’est la première fois qu’on entend parler ceux qui vivent des situations de pauvreté. Et en plus ils disent des choses intéressantes !
Le plus difficile aujourd’hui, ce n’est pas la solidarité, c’est la fraternité.
Ce que j’ai préféré : la conférence « Face à la rupture des générations ». Elle m’a permis de faire des liens entre le terrain et des idées plus générales sur la société. Le débat d’idées rejoint l’expérience. Les conférenciers ont parlé de la solitude de certains jeunes et de certaines personnes agées. Il y a des ruptures relationnelles au sein même de chaque génération.
J’ai gardé en mémoire une phrase de Fra
nçois Soulage dans laquelle il a mis en avant l’envie personnelle de s'investir plutôt que les compétences.
« Parfois, ce n’est pas le service qui apporte une solution mais une personne qui s’investit en son propre nom. »

Découvrez les réactions des participants.
Invité par les SSF, mercredi 14 octobre, Martin Hirsch n’a pas cherché à séduire les jeunes, mais à expliquer ses choix politiques. Ils ont écouté, attentifs, plusieurs heures durant, Martin Hirsch parler des problèmes spécifiques des 18 à 25 ans, de l’histoire des inégalités, de la dimension européenne, des atouts et des faiblesses de notre système de redistribution,-solidarité dite « passive » pour la distinguer de la solidarité « active », qu’il défend.
Une solidarité "passive" insatisfaisante
Le diagnostic de Martin Hirsch est clair : en France, les mécanismes de la solidarité institutionnelle et ceux de la solidarité active, qui impliquent la participation des citoyens, ne s’équilibrent pas. Le paradoxe français est bien là - et Jérôme Vignon, président des Semaines Sociales et directeur de la protection sociale à l'Union européenne, présent dans la salle, n’a pu que l’approuver - : la France dispose du système de solidarité sociale le plus fort en Europe et connaît par ailleurs un niveau de pauvreté le plus alarmant. C'est cette exception française qu'il a réussi avec brio à analyser, en expliquant les effets pervers et les contraintes qu’induisent toute volonté de réforme. Les marges de manœuvres pour développer efficacement une politique de solidarité sont étroites, car plus on introduit des mesures nouvelles en faveur des pauvres, plus on ferme la porte au changement.
Avant de lancer une nouvelle mesure,
il faut expérimenter son impact sur le terrain
La solution ne se trouve pas dans des réponses toutes faites : de nouvelles aides ou autres mesures budgétaires, mais dans le choix des moyens, la recherche et l’expérimentation. C’est l’épreuve des faits qui peut donner du sens à un projet : « on teste et on voit ». Pour Martin Hirsch, la recherche de solutions suppose la participation de tous, notamment et surtout celle de ceux qui sont concernés : jeunes, pauvres, Rmistes… Dans son ministère, chacun trouve sa place à la table des discussions. On fait avec eux au même titre que les décideurs : « Les seules fois où on ne l’a pas fait, on a abouti à un échec. Il a fallut recommencer ». Ce soir-là Martin Hirsch l’a démontré : il écoute, il prend acte. Les jeunes ont pu le voir par eux - même quand un handicapé dans la salle a pris la parole pour regretter le fait que le Service Civil de Solidarité n’était pas ouvert aux handicapés. Martin Hirsh l’a assuré que le projet de loi voté en fin de semaine sera modifié, grâce à son intervention.
Les jeunes participants ont compris ce soir que la solidarité ne se fait pas sans eux. Avoir envie, réduire les inégalités par des actions simples, donner de soi… c’est ce qui donne son sens à la "solidarité active." Nous ne sommes jamais quittes.

"M. Hirsch porte un regard positif sur la jeunesse..." Estelle Grenon (25 ans, en recherche d’emploi) est la première participante à avoir réagi au débat avec M. Hirsch. Toutes vos réactions ci dessous.
Beaucoup de jeunes en fin de scolarité, en formation, au travail … vivent dans des logements insalubres, hésitent à se soigner pour des raisons financières, cumulent les petits boulots ce qui entrave leur réussite aux examens, il est de son devoir de prendre la situation en main. La situation propre à la France ne permettait pas aux moins de 25 ans d’avoir accès aux minimas sociaux, ces barrières d’âge ont été supprimées pour pouvoir remédier à des situations de marginalisation de jeunes par absence ou faiblesse de revenus.
En partant d’un postulat humaniste assez simple selon lequel «aucun jeune ne peut être nul en tout », il attribue à l’institution le rôle de détecter en quoi le jeune est bon pour le valoriser. L’école n’a pas le « monopole de l’évaluation du jeune » mais elle tient une grande place dans l’opinion que l’on se fait de soi, dans la confiance en demain, dans la possibilité de réussir. Alors elle doit travailler main dans la main avec d’autres structures sportives, culturelles, des entreprises, des lieux d’apprentissage pour diversifier et enrichir le regard porté sur le jeune.
Alors grandir, mûrir ce n’est pas renoncer à vouloir changer ce qui nous révolte mais bien de partir de cette volonté de changement pour la mettre en œuvre avec les clefs en mains. On part de cette soirée avec le désir de concilier l’utilité pour soi, pour les autres, pour la société afin de permettre à des projets pour un monde meilleur de voir le jour. (Lire le texte en entier)