Un lieu de formation, de débat et de proposition sur les grands enjeux de société. Chaque année, les SSF organisent une session nationale de 3 jours rassemblant 4000 personnes. Abonnez-vous à La Lettre des Semaines Sociales et faites un don en ligne
Le 23 août, un an après la parution de l'encyclique du pape Benoît XVI Caritas in veritate, Jérôme Vignon est intervenu sur ce sujet dans le cadre de la pastorale d'été du secteur paroissial des mégalithes à Carnac (Morbihan). Son intervention, intitulée "Caritas in veritate, une encyclique face à la crise", est en ligne.
Du 18 au 20 juin, les Semaines sociales de France ont participé aux États généraux du renouveau à Grenoble, organisés par le Nouvel observateur et le quotidien Libération, pour repenser le progrès social.
Un débat a eu lieu le vendredi 18 juin de 14h30 à 16h sur La place des religions dans la société, avec Jean-Paul Willaime, sociologue, Eric Vinson, professeur à l'Institut d'Etudes politiques de Paris, Agnès von Kirchbach, pasteur et Jean-Pierre Rosa, délégué général des Semaines sociales de France.
Les Semaines sociales étaient également présentes sur un stand.
Au cours de ces trois jours, des dizaines d'association, de cercles de pensée, de fondations, d'organisations non gouvernementales, ont échangé pour repenser le progrès social et apporter une société de fraternité.
Au programme, des dizaines de rencontres sur des sujets tels que entreprise et renouveau, sortir de la crise européenne, femmes et droit à la santé dans les pays du sud, réinventer la solidarité internationale, service civique et entreprise, vers un gouvernement économique européen ou comment relever le défi de l'exclusion.
Retrouvez un compte rendu de ces trois jours sur le site de Libération
Retrouvez le message final de Jérôme Vignon, président des Semaines sociales de France, lors du colloque organisé par l'Initiative de chrétiens pour l'Europe le 1er juin à Bruxelles sur le thème "Les migrations - un défi pour l'Union européenne et pour les chrétiens d'Europe".

Une trentaine de jeunes adultes ont participé samedi 29 mai à l'après-midi organisée par les Semaines Sociales sur l'immigration et la pensée sociale de l'Eglise "Migrations, jusqu'où les hommes peuvent-ils bouger ?"
La qualité des deux interventions a été plébiscitée : Catherine Wihtol de Wenden, directrice de recherche au CNRS, a exposé le phénomène des migrations au niveau mondial (vidéo) et Jean-Pierre Rosa, délégué général des SSF, a montré le fort enracinement biblique du thème de l'immigration et son traitement par la pensée sociale de l'Eglise (vidéo).
Vous pouvez retrouver en ligne les vidéos de ces deux interventions ainsi que le texte de la conférence "l'immigration à la lumière de la pensée sociale de l'Eglise".
Cette proposition s'inscrit bien sûr dans la perspective de la session nationale des Semaines Sociales "Migrants, un avenir à construire ensemble" qui aura lieu les 27, 28 et 29 novembre 2010 au Parc Floral de Paris (pré-programme).
Le 6 mai 2010, les Semaines sociales de France ont tenu leur assemblée générale à l'Institut catholique de Paris. A cette occasion, et pour célébrer le 60e anniversaire de la déclaration Schuman, Jacques Delors, ancien président de la Commission européenne, était invité à cette assemblée.
Retrouvez sur les liens suivants:
- le message de Jérôme Vignon, président des Semaines sociales de France
- le rapport moral des Semaines sociales
- le rapport financier des Semaines sociales
- le compte emploi ressources 2009
- un résumé de l'intervention de Jacques Delors

Les Actes de la session 2009 intitulée "Nouvelles solidarités, nouvelle société" sont disponibles en librairie depuis le 23 avril. Ils sont publiés aux éditions Bayard, au prix de 21,50 euros.
Michel Camdessus, président d'honneur des Semaines sociales de France, ancien directeur général du Fonds monétaire international et gouverneur honoraire de la Banque de France, a été élevé à la dignité de grand officier de la Légion d'honneur. Michel Camdessus a présidé les Semaines sociales de 2001 à 2007.
C'est avec une grande tristesse que les Semaines Sociales de France ont appris le décès de S.E. Mgr Josef Homeyer, Evêque Emérite de Hildesheim et ancien président de la Commission des Episcopats de la Communauté européenne (COMECE).
Comme l’indique le communiqué de la COMECE, il a conduit cette institution avec un sens précis des signes du temps. Il avait clairement axé ses préoccupations sur les pays d’Europe centrale et orientale et la coresponsabilité de l’Eglise et des pays formant alors la Communauté européenne pour les aider à préparer leur adhésion.
Il était conscient de la responsabilité des laïcs chrétiens dans la construction européenne. C’est à son initiative que les Semaines Sociales de France et le Comité central des Catholiques allemands (ZdK) ont décidé la création du groupe de réflexion européen devenu depuis IXE (Initiative de Chrétiens pour l’Europe), dont la COMECE en est devenu membre observateur.
Michel Camdessus, président honoraire des Semaines sociales de France et ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI) a donné une conférence de Carême le 7 mars en la cathédrale Notre-Dame de Paris. Elle avait pour titre: Gaudium et spes, boussole pour notre temps dans l'histoire du Salut.
Retrouvez la conférence de carême sur le lien suivant.
Jérôme Vignon, président des SSF, a été entendu par la Commission des affaires sociales au sujet des régimes de protections sociales en Europe et de leur efficience comparée.
Jérôme Vignon, président des Semaines Sociales et François Soulage, président du Secours catholique étaient les invités de l'émission Question d'actualité dimanche 31 janvier à 10h30 sur France 2, à l'occasion du lancement de l'année européenne de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale.
Jean-Yves Calvez nous a quittés. Son départ brusque nous touche tout particulièrement. Il eut en effet, aux côtés de Jean Gélamur, un rôle capital dans le renouveau des Semaines sociales de France à la fin des années 80. Membre du Conseil de l’association depuis cette époque jusqu’en l’an 2000, il était un des meilleurs connaisseurs de la pensée sociale de l’Eglise, un intellectuel hors normes, toujours aux avants-postes.
Pris dans le vif de la session, découvrez les réactions des semainiers recueillis par quelques jeunes volontaires improvisés journalistes le temps de la session et par ailleurs militants de la JIC (Jeunesse indépendante chrétienne).
"Quelles conférences vous ont plu ? Pourquoi ? Quelle phrase retiendrez-vous en sortant de la session ? Pourquoi ? " Lisez les réactions et découvrez la richesse des réflexions des participants.
La conférence « Agir et penser ensemble » m’a marqué. Ce qui m’a bouleversé c’est la présence des personnes dites « ressource » dans la salle. 200 personnes qui se sont levées en même temps dans la salle, c’était impressionnant ! Ces personnes ne voulaient pas qu’on parle d’eux comme des personnes « témoins » qu’on fait parler uniquement depuis leur précarité mais des « personnes ressources », c’est-à-dire des personnes qui construisent une réflexion.
Je retiens la phrase de Denys Cordonnier : « Souvent j’ai tendance à finir les phrases des personnes que j’écoute. Déjà je suis dans la projection de ce dont la personne a besoin ». J’ai compris que moi-même souvent, face à quelqu’un en difficulté, j’anticipe ou je projette ce qu’il va dire. Quand on veut aider une personne il faut respecter sa culture, lui laisser finir ses phrases, pour éviter de projeter quelque chose sur lui, des besoins qu’il n’a pas exprimés.
J’ai le sentiment que les pauvres n’ont pas assez de place dans l’organisation de la session des SSF. Pourrait-on renverser la situation ? Imaginer un colloque organisé par les personnes en situation de précarité ? Les personnalités qui interviennent aujourd’hui aux SSF accepteraient-ils d’y intervenir ?
J’ai aimé les interventions de Geoffroy Roux de Bezieux et de Pascale Coton. Cela a cassé un certain nombre de préjugés syndicalistes. On n’est pas dans la caricature du patron et du syndicaliste qui ne sont pas fait pour s’entendre, comme tout ce qu’on entend à la TV. Le débat était vraiment intéressant.
Militante à la JIC
J’ai aimé l’intervention « Le travail, moteur de la solidarité » car tout ce qu’on entend à l’heure actuelle, c’est "les patrons sont là pour licencier". G Roux de Bézieux a montré un autre visage du patron. Il est d’abord un entrepreneur. Il entreprend. L’initiative vient de lui. Ce ne sont pas les actionnaires qui lui disent : il faut faire ceci ou cela.
Pascale Coton et lui ont bien dit qu’ils ne sont pas là pour se faire la guerre. On sort des stéréotypes.
Une parole positive de Geoffroy Roux de Bézieux, patron d’entreprise, m'a
touché. Par delà l’insistance des médias sur le rôle des grandes banques dans la crise des subprimes, il a noté le rôle de tous les intermédiaires qui ont permis les crédits à risques. Il a invité chacun à son niveau, à prendre ses responsabilités. Nous pouvons tous faire quelque chose pour que ce monde soit plus fraternel.
Une parole retenue au sujet de l’économie solidaire m'a permis de m'ouvrir à une autre façon d’envisager notre rôle de consommateur : « L’économie solidaire s’intéresse plus au lien créé qu’au bien produit ». Derrière le bien acheté, il y a une personne, le producteur. Un lien est créé, nos gestes d’achats sont « humanisés ».
L’intervention de Pierre Rosanvallon « Le filtre de l’histoire » permettait d’avoir un regard historique. Il m'a permis de comprendre d’où vient la solidarité dans l’histoire et donc de prendre du recul par rapport à nos actions de solidarités.
La conférence à plusieurs voix « Agir et penser ensemble » est ma préférée. Elle m’a permis de changer ma manière de voir les personnes en situation de précarité. Avant je n’allais pas jusqu’au bout parce que la situation de ces gens m’était intolérable. Je me suis rendue compte qu’on pouvait dépasser cette appréhension.
C’est la première fois qu’on entend parler ceux qui vivent des situations de pauvreté. Et en plus ils disent des choses intéressantes !
Le plus difficile aujourd’hui, ce n’est pas la solidarité, c’est la fraternité.
Ce que j’ai préféré : la conférence « Face à la rupture des générations ». Elle m’a permis de faire des liens entre le terrain et des idées plus générales sur la société. Le débat d’idées rejoint l’expérience. Les conférenciers ont parlé de la solitude de certains jeunes et de certaines personnes agées. Il y a des ruptures relationnelles au sein même de chaque génération.
J’ai gardé en mémoire une phrase de Fra
nçois Soulage dans laquelle il a mis en avant l’envie personnelle de s'investir plutôt que les compétences.
« Parfois, ce n’est pas le service qui apporte une solution mais une personne qui s’investit en son propre nom. »