Actualités

SESSION 2013 - un nouveau format pour la session  

En 2013, les Semaines sociales innovent en organisant une session polycentrée en trois endroits différents: Paris, Lyon et Strasbourg. Les conférences se tiendront dans ces trois endroits et seront diffusées par vidéo-conférence.

 
Mis à jour le 31/01/2012

SESSION 2011 - Interviews d'étudiants et d'un animateur  


Pijus Kriminas, étudiant lituanien

Est-ce la première fois que vous participez aux Semaines sociales ?
Oui.


Quelle est la conférence que vous avez préféré et pourquoi ?
J’ai vraiment préféré la conférence du philosophe Pierre Manent. J’avais lu certains de ses ouvrages auparavant, mais c’est autre chose d’entendre une pensée vivre, c’est beaucoup plus vivant que dans les livres. Son discours était absolument captivant.

Quel thème avez-vous choisi pour l’expérience de délibération démocratique? Cet exercice vous-a-t-il aidé à progresser dans l’écoute de l’autre ?
J’ai choisi de réfléchir sur la place de la religion dans l’espace public. Mon sujet de mémoire portait sur la problématique relationnelle entre religion et politique en Europe, et les différences entre le christianisme oriental et occidental –et dans mon université en Lituanie, nous avons reçu pour une conférence un étudiant de Sciences-po Paris qui était très surpris de constater tant d’activités et de recherches d’ordre religieux dans la sphère publique : la comparaison est intéressante à creuser.


Cette session vous a-t-elle donné l’envie de mieux vous impliquer dans la vie de la cité ? de quelle manière ?
Le fait de noter, dans certaines conférences, que l’on peut affirmer des choses et les incorporer dans un discours comme des postulats sans concevoir qu’elles puissent être remises en cause m’a donné soif de progresser dans la connaissance, pour pouvoir débusquer les idées reçues et proposer une argumentation pertinente : c’est très utile quand on n’est pas d’accord avec quelqu’un, pour approfondir le débat. J’ai donc très envie de poursuivre des études solides.



Jeunes étudiants d’un diplôme universitaire en conception de projet humanitaire


Est-ce la première fois que vous participez aux Semaines sociales ?
Oui. Cette proposition fait partie du cadre de notre projet d’études.


Quelle est la conférence que vous avez préféré et pourquoi ?
Unanimement, nous avons beaucoup apprécié l’intervention de Loïc Blondiaux. Certains ont également été frappés par la conférence de Paul Thibaud.
Loïc Blondiaux, peut-être parce qu’il est professeur, s’est montré plus directement abordable et accessible à des non spécialistes, sur des sujets un peu nouveaux pour nous. Nous avons apprécié son dynamisme et le fait qu’il ne se contente pas de constater un état de fait problématique mais rebondisse toujours sur des solutions possibles, des propositions qui n’enferment pas dans des vues pessimistes. C’est incontestablement un orateur efficace ! Pour ce qui est de Paul Thibaud, sa conférence permettait un lien intéressant avec nos cours : nous avons été amenés à réfléchir sur les rapports entre identité collective et individuelle, mais sans nécessairement en saisir tous les champs d’application. Ici cette réflexion a pu se ramifier en application avec la démocratie.

Quel thème avez-vous choisi pour l’expérience de délibération démocratique ? Cet exercice vous-a-t-il aidé à progresser dans l’écoute de l’autre ?
Nous avons choisi de participer au débat sur l’Europe sociale, en anglais, donc avec plusieurs étrangers. Beaucoup de paramètres de réflexion nous étaient peu connus, sans parler de la barrière de la langue, mais c’était très intéressant de découvrir d’autres points de vue, notamment sur la question de l’emploi des jeunes. Tout le monde était très à l’écoute, peut être d’autant plus que le groupe était jeune et que nous manquions d’expérience pour nous prononcer sur les aspects techniques de cette question, très vaste. Mais l’expérience était enrichissante.

Cette session vous a-t-elle donné l’envie de mieux vous impliquer dans la vie de la cité ? de quelle manière ?
Par notre choix d’études, nous sommes déjà fortement engagés et motivés pour un monde meilleur, mais je crois qu’après une session pareille, on cerne mieux l’enjeu de s’engager à tous les niveaux, et de réfléchir davantage à la forme que peut prendre cet engagement… Alors, pourquoi pas un master en sciences politiques ?


Guislain Mange, animateur de groupe pour les délibérations démocratiques


Est-ce la première fois que vous participez aux Semaines sociales ?
Oui. Je me suis laissé tenter par l’expérience après le retour de mes parents, enthousiastes et ressourcés, de ces sessions auxquelles ils ont participé plusieurs fois.

Quelle est la conférence que vous avez préféré et pourquoi ?
Je crois que c’est la conférence de Loïc Blondiaux qui m’a le plus frappé, tout particulièrement son développement sur la démocratie participative, et par extension sur la démocratie délibérative.

Quel thème avez-vous choisi pour l’expérience de délibération démocratique ? Cet exercice vous-a-t-il aidé à progresser dans l’écoute de l’autre ?
J’ai choisi d’animer un groupe sur « Démocratie, médias, Internet ». L’écoute au sein du groupe était un peu passive au début, mais dans l’accueil de l’échange. Il faut dire que le sujet est très vaste et il fallait commencer quelque part ! Au fur et à mesure des prises de paroles s’est développée une écoute constructive, plus dynamique, plus interactive.


Cette session vous a-t-elle donné l’envie de mieux vous impliquer dans la vie de la cité ? de quelle manière ?
Oui, très certainement. J’ai par exemple l’envie de créer et animer un blog sur la démocratie participative.

Interviews recueillies par Isabelle Perrot

 
Mis à jour le 01/12/2011

SESSION 2011 - Interviews de participants  

Ils ont participé à la 86e session des Semaines sociales de France sur la démocratie, une idée neuve. Certains étaient là pour la première fois, d'autres sont des habitués. Interviews de trois participants.




Maryvonne Cros, retraitée


Est-ce la première fois que vous participez ?
Non, j'ai participé aux Semaines sociales de Lyon il y a trois ans. Et la première fois que j'y suis allée, c'était en tant qu'étudiante, à Nice, en 1966. Je suis revenue pour la qualité de l'information donnée à ces sessions, j'avais envie de retrouver ce type de formation personnelle.


Qu'est-ce qui vous a le plus intéressé ?
Déjà de façon générale, j'apprécie énormément la qualité des intervenants. Sinon, à l'issue de cette première journée, j'ai été très intéressée par la conférence de ce matin: l'opinion fait-elle la démocratie? avec sa variété d'expériences démocratiques relatées dans différents pays dont la Tunisie et la Pologne.


Quel thème avez-vous choisi pour les délibérations démocratiques?
Comme j'ai travaillé dans l'enseignement, tout ce qui est communication m'intéresse. J'ai donc choisi celle intitulée ''Apprendre à articuler démocratie, médias et Internet'', car je pense que les gens ne sont pas encore assez formés avec Internet, que leur réflexion sur cet outil n'est pas encore assez poussée.
L'intervenante tunisienne, la juriste Asma Nouira, qui est intervenue vendredi matin, a bien montré que l'on doit avoir un regard critique sur Facebook par exemple… Elle s'est dite frappée par des personnes qui acceptaient d'être amis de personnes qui n'existaient même pas ! On y voit la limite des réseaux sociaux !


Cette session vous donne-t-elle envie de mieux/plus vous impliquer dans la vie de la cité ?
Je m'y intéresse déjà dans la limite de mon énergie. L'intérêt est là, et ma motivation personnelle aussi !




André Galdemar, retraité (et ex-président du Secours catholique dans l'Hérault)

Est-ce la première fois que vous participez ?
Non, ce n'est pas la première fois, j'y vais tous les ans depuis cinq ans.

Qu'est-ce qui vous a le plus intéressé ?
La première conférence du matin, L'opinion fait-elle la démocratie, pour la clarté des interventions.

Quel thème avez-vous choisi pour les délibérations démocratiques?
Articuler parcours de vie et de travail. Je trouve particulièrement intéressant dans le contexte économique actuel de bénéficier d'une formation pendant son parcours de vie au travail… La majorité des gens n'ont pas la chance de pouvoir décrocher du travail pour une formation qui les aide à trouver leur place s'ils n'ont pas fait d'études.

Cette session vous donne-t-elle envie de mieux/plus vous impliquer dans la vie de la cité ?
Non, pas plus que je ne le fais déjà, mais cela me permet d'être un citoyen éclairé qui peut apporter quelque chose. En tout cas, le thème ''Démocratie, une idée neuve'' me paraît particulièrement intéressant à quelques mois des élections.





Sandrine Guillemet, professeur d'allemand au lycée et animatrice pastorale

Est-ce la première fois que vous participez ?
C'est la 5e fois que je viens avec mes élèves de BTS.

Qu'est-ce qui vous a le plus intéressé ?
Les propos du philosophe Paul Thibaud, et notamment sa conclusion : comment le religieux doit retrouver sa place en assurant son histoire et en s'impliquant dans le témoignage pour être crédible.

Quel thème avez-vous choisi pour les délibérations démocratiques?
Pour l'instant j'hésite encore entre ''Faire vivre les religions dans l'espace public'' et ''Promouvoir la santé et favoriser l'accès aux soins pour tous''. J'essaie de voir comment faire entrer dans l'établissement des cycles de conférences qui impliquent les jeunes.


Martine Tandeau de Marsac, maire d’une petite ville de Haute-Vienne


Est-ce la première fois que vous participez aux Semaines Sociales ?
Oui. J’ai profité d’un passage à Paris pour une réunion d’élus locaux. Je suis très heureuse de la réflexion nourrissante et plus approfondie que je viens de trouver ici.

Quelle est la conférence que vous avez préféré et pourquoi ?
Aussi bien dans les conférences de Pierre Manent que de Paul Thibaud, j’ai apprécié cette reconnaissance de la montée des individualismes, du règne du « j’ai droit à ». C’est une réalité à laquelle nous nous trouvons confrontés en permanence dans nos communes, en tant qu’élus. L’enjeu, c’est de réveiller le sens de l’intérêt général, la conscience de l’appartenance à un territoire commun. On retrouve la même problématique au niveau de l’intercommunalité : pour la vivre comme une vraie richesse, il importe de s’habituer à travailler ensemble, autour d’un projet commun. Si la commune, comme l’individu, ne sait se positionner qu’en termes de « j’ai droit à », c’est la mort assurée du projet commun. On en vient à appliquer des règles arbitraires plus que la Loi. C’est très palpable à l’échelle des communes.

Quelle thème choisirez-vous pour l’expérience de délibération démocratique ?
J’hésite entre « la place des religions dans l’espace public » et « Démocratie, médias et Internet ». Je choisirais probablement le second.

Pourquoi ?
Aujourd’hui avec ces médias en plein essor, on assiste à la construction de nouveaux réseaux, dans lequel l’individu se retrouve, mais qui font aussi émerger des espaces collectifs dont nous ne sommes plus maîtres. Ce sont certes de nouveaux moyens, créatifs, de reconstruire du « collectif », mais on reste figé dans le court-terme, dans le superficiel : il manque une construction de fond. La démocratie a besoin de temps – elle a besoin qu’on se pose, qu’on discute, que l’on arrête enfin de zapper.
(interview réalisée vendredi 25 novembre 2011)


Interviews recueillies par Dominique de Courcelles et Isabelle Perrot

 
Mis à jour le 01/12/2011

SESSION 2011 - Toutes les vidéos des conférences  

Pour la première fois, toutes les conférences seront disponibles sur notre site. La mise en ligne se fera progressivement.


 
Mis à jour le 29/11/2011

LA SESSION 2011 EN CHIFFRES  




L'édition 2011 des Semaines sociales de France vient de s'achever.








Quelques chiffres pour en donner un aperçu quantitatif :

- 3100 participants de 4 mois à 92  ans
- 80 participants européens de 7 délégations
- 26 intervenants
- 61 bénévoles
- 40 exposants
- 14 prestataires
- 17h de conférences et débats en 3 jours
- 200 groupes de délibérations démocratiques
- 9000 m2 de surface utilisée


 
Mis à jour le 30/11/2011

SESSION 2011 - Les candidats présents à la session  

Le dimanche 27 novembre, les candidats à l'élection présidentielle ou leurs représentants sont intervenus pour répondre aux questions: Quel contrat démocratique proposez-vous aux citoyens ? Comment entendez-vous  renouveler le dialogue démocratique et l’exercice collectif de la  responsabilité en vue d’une meilleure justice sociale ? 


Les candidats présents étaient les suivants:

- François  Bayrou, président du Modem;
- Lucile Schmid, membre de la direction  d’Europe Ecologie les Verts, membre de la campagne d’Eva Joly et chargée  de la fondation de l’écologie politique;
- Marisol Touraine, député de  l'Indre-et-Loire, présidente du Conseil général, secrétaire nationale du  parti socialiste aux affaires sociales et membre de l'équipe de  campagne de François Hollande;
- Christine Boutin, présidente du parti chrétien-démocrate;

- Hervé Mariton, député UMP de la Drôme.

 
Mis à jour le 29/11/2011
COLLEGE DES BERNARDINS - Réécoutez les conférences

COLLEGE DES BERNARDINS - Réécoutez les conférences  

 

Vous pouvez réécouter les deux tables-rondes que les Semaines sociales de France ont organisé au Collège des Bernardins le lundi 2 mai 2011 sur le thème: Migrants, de la figure de l'étranger à celle de la fraternité.



Réécouter la table-ronde intitulée L'étranger dans la Bible, avec  Jean-Pierre Rosa, délégué général des Semaines Sociales de France et Claude Birman, philosophe.


Et Intégration : question sociale ou culturelle ? présidée par Jérôme Vignon, président des Semaines sociales de France avec Dounia Bouzar, anthropoloque et chercheur associé au cabinet Cultes et  Cultures consulting et Jean-Paul Willaime, directeur d'études à l'Ecole  Pratique des Hautes Études et directeur de l'Institut Européen en  Sciences des Religions

 
Mis à jour le 12/05/2011

La démocratie en questions  

Le 4 avril, l'antenne sociale de Lille a organisé une rencontre à l'université catholique de Lille sur le thème: où est le peuple, la démocratie n'a pas dit son dernier mot.

Retrouvez le compte rendu de cette rencontre.

 
Mis à jour le 04/05/2011

JAPON Soutien des Semaines sociales de France


Les Semaines sociales de France s'associent aux initiatives qui un peu partout dans notre pays, saluent le courage du peuple japonais et témoignent des liens très nombreux qui se sont noués entre les citoyens de nos pays, en particulier les liens familiaux, universitaires et professionnels. Très nombreuses sont les paroisses chrétiennes qui ce dimanche 27 mars, ont prié en union avec le Japon et son peuple.  Ainsi les Semaines sociales attirent-elles l'attention sur une journée de la solidarité organisée à Paris, le 3 avril prochain par l'association des Japonais vivant en France, au bénéfice de la Croix rouge japonaise, sachant cependant que  l'enjeu de cette initiative qui se veut universelle,  n'a aucun caractère religieux.

Plus de détails sur le site Pray for Japan.
 
Créé le 30/03/2011

LAICITE Le groupe Paroles prend position

Suite à la volonté d'un débat lancé par l'UMP sur la laïcité, le groupe Paroles a publié une tribune dans le quotidien La Croix, daté du 8 mars 2011.

Le groupe Paroles a été fondé par Philippe Warnier en 1990. Il est constitué de personnalités catholiques, de génération, de sensibilité et d'expérience différentes, ayant assumé ou assumant des responsabilités nationales dans des mouvements, communautés ou publications. Son but est d'élaborer et de diffuser des prises de position publiques, sur des questions de société et d'actualité, qui soient des paroles d'Église.

Dans ce groupe figurent deux membres appartenant aux Semaines sociales: Jean-Pierre Rosa, délégué général, et Elena Lasida, membre du Conseil.

 
Mis à jour le 18/03/2011

MICROCREDIT Soutien des Semaines sociales à Muhammad Yunus

Retrouvez le soutien que Michel Camdessus, président honoraire des Semaines sociales de France, apporte au président fondateur de la Grameen Bank, Muhammad Yunus, dans une tribune qu'il a cosigné avec Maria Nowak, Michel Rocard, Martin Hirsch et Jérôme Chartier dans le quotidien Le Monde.


 
Mis à jour le 16/03/2011

IMMIGRATION Point de vue d'un participant à la dernière session dans le Monde

Jacques Dejean, ancien maître de conférences à l'École nationale d'administration (ENA) et participant à la session 2010 des Semaines sociales de France, a réagi sur le site Internet du Monde sur la politique d'immigration du gouvernement. Retrouvez son point de vue en ligne sur le site du Monde.



 
Mis à jour le 14/03/2011

COMMUNIQUE Soutien des Semaines sociales de France à Dounia Bouzar


Les semainiers qui ont entendu Dounia Bouzar au cours de la dernière session des Semaines sociales de France, consacrée aux « Migrants, un avenir à construire ensemble », se souviennent de son témoignage plein de vigueur et d’espérance, consacré à la présence des jeunes de culture musulmane dans la société française, à leurs aspirations comme aux conditions de leur intégration.

C'est donc avec consternation que le conseil des Semaines sociales de France a pris connaissance des exactions dont elle a été victime. Nous tenons à adresser à Dounia Bouzar toute notre sympathie, à souligner la justesse de ses propos encourageants à la prise en compte d’une culture musulmane démocratique au sein de la société française, notamment dans le monde des entreprises. En notre actualité, son témoignage et son expérience revêtent une signification essentielle. 


 
Mis à jour le 04/03/2011

AGENDA EUROPEEN Tirer les leçons d’une regrettable erreur

Suite à la publication d'un agenda pédagogique par la Commission européenne dans lequel les fêtes chrétiennes n'étaient pas mentionnées, Jérôme Vignon, le président des Semaines sociales, publie une mise au point.

 
Mis à jour le 14/01/2011

COLLOQUE consacré à Jean-Yves Calvez

A l'occasion du colloque rendant hommage à Jean-Yves Calvez, qui s'est tenu le 8 janvier 2011 au Centre Sèvres à Paris, retrouvez deux contributions sur la pensée de ce grand théologien, l'une de Jérôme Vignon, président des Semaines sociales de France, l'autre de Christian Mellon sj, responsable du pôle formation au Centre de recherche et d'action sociales (Ceras).

 
Mis à jour le 13/01/2011

SESSION 2010 Communiqué

Henri Guaino, Jacques Barrot, Hélène Flautre, Yannick Blanc, Assane Bà:  Hôtes des Semaines sociales de France




Fait rare mais pas unique dans les annales des Semaines sociales de France, un orateur convié à la table des débats du dimanche matin sur les politiques d’immigration, a dû affronter l’hostilité manifeste d’une partie de l’assemblée.


Henri Guaino, comme tous les participants à cette table ronde était l’invité des Semaines sociales. Sa présence avait été souhaitée par le Conseil de l’association dans un but précis : assurer qu’une personnalité  politique en situation de responsabilité puisse sur ce sujet sensible exprimer un point de vue gouvernemental. Henri Guaino a exposé le premier, comme cela avait été convenu, sa conception de la question : il convient d’abord de prendre la mesure du projet républicain ; c’est lui qui donne sens aux politiques d’immigration et aux droits et devoirs qui leur sont attachés. Pour une grande partie des membres de  l’auditoire, confrontés au quotidien avec les souffrances des migrants qu’ils accompagnent, la priorité devait être donnée au respect de leurs droits fondamentaux. Un conflit était inévitable. Il était nécessaire, car ce débat se trouvait justement au cœur du sujet choisi pour ces Semaines sociales. 


Sur le point des politiques migratoires, européennes et nationales, les débats de la session sont restés ouverts. D’un coté, de nombreux arguments, tant éthiques qu’économiques ont montré que les flux d’immigration étaient mus par des facteurs sur lesquels la volonté nationale n’a qu’une influence relative et doit se soumettre aussi à des règles internationales. Mais de l’autre, aucune voix n’a réclamé la suppression de  toute régulation ni de tout contrôle. Le « politique » reste en charge d’un compromis difficile entre les temporalités : c’est dans le long terme que se construit et se renouvelle le corps social, grâce à l‘apport de migrants ; l’urgence de l’accueil de ceux qui luttent pour leur survie n’attend pas.  Entre ce futur qui n’est pas encore et un présent impérieux, c’est d’Espérance que nous avons besoin comme de l’engagement effectif de chacun de nous, ensemble, l’Etat et la société civile, chrétiens compris. Telles furent les conclusions tirées finalement de la table ronde par François Ernenwein, approuvées par tous. Tel est le travail qui justifie l’existence même des Semaines sociales : approfondir par le dialogue, fût-il rude,  entre les chrétiens et la société les enjeux du vivre ensemble.

Jérôme Vignon


 
Mis à jour le 01/12/2010

SESSION 2010 Réaction d'une intervenante

Cristina de Luca, 54 ans, ancienne ministre italienne du gouvernement Prodi


Pourquoi avez-vous accepté d’intervenir aux Semaines sociales ?
J’ai accepté parce que c’est l’occasion de connaître de près les Semaines sociales de France, qui sont très différentes des Semaines sociales italiennes. C’est l’occasion de réfléchir ensemble sur le thème pour lequel je me suis fortement engagée lorsque j’ai travaillé au sein du gouvernement Prodi. C’estaussi pour moi l’opportunité de porter l’expérience et la problématique italiennes sur les questions d’immigration.

Qu’est-ce qui vous a le plus intéressé ?
J’ai beaucoup apprécié l’intervention de Dounia Bouzar et la classification qu’elle a donnée des problématiques de l’Islam était très intéressante. Je connais bien la situation démographique. J’écouterai toutes les interventions avec beaucoup d’intérêt.

Dans quel état d’esprit allez-vous ressortir de ces Semaines sociales ?
Je verrai quelles questions me seront posées par les participants. Une partie a une sensibilité commune à l’Italie, dans l’approche du thème et des problématiques. Par contre, le problème est différent dans le cas de l’Eglise et du gouvernement, du fait des pays et des lois différentes. En Italie, l’immigration s’est faite sur une période beaucoup plus courte, et beaucoup plus rapide. Nous avons les mêmes problèmes sur les questions d’intégration. Il y a un point commun entre les politiques menées dans les pays de l’Union européenne, qui n’ont pas eu la capacité d’évaluer à long terme les questions d’immigration et qui n’ont apporté que des réponses spontanées, prises dans l’urgence. Cela s’est révélé contre nous. Nous avons des problèmes dans les banlieues à Turin. Nous aurions dû y réfléchir avant.
L’immigration est un thème idéologique, tant en France qu’en Italie, sur lequel toutes les peurs ressortent. J’observe un changement complet dans la politique, dans les médias. L’Europe dit : nous avons failli sur l’immigration, nous n’avons pas de solution actuellement, même si au niveau local, on observe beaucoup d’initiatives réussies.


Propos recueillis par Isabelle Maillet

 
Mis à jour le 06/12/2010

SESSION 2010 Réactions de participants


Odile, 27 ans, Paris


Pourquoi venez-vous aux Semaines Sociales ?

Odile : Je participe depuis plusieurs années aux Semaines Sociales en raison de la qualité des interventions. Je viens dans une démarche personnelle, car mon métier de comptable est éloigné des préoccupations sociales.


Qu’avez-vous pensé de la session ?

Je ne suis arrivé que samedi. J’ai aimé l’intervention de Dominique Schnapper. Le témoignage d’Anousheh Karvar, secrétaire nationale CFDT, m’a touché, sûrement plus que celui de Jean Paul Bailly, président de la Poste. Elle a parlé de choses concrètes : les discriminations liées au travail, les emplois souvent peu qualifiés alors qu’ils ont de bons niveaux de formation.


Qu’attendez-vous de la suite ?

J’aimerais poursuivre la réflexion tout au long de l’année avec les Semaines Sociales, ou avec une de ses antennes régionales.




Albano, 32 ans, Clamart, originaire de Tanzanie


Les Semaines Sociales : Pourquoi venez-vous aux Semaines Sociales ?

Albano : Je suis venu avec un groupe de la paroisse de St Joseph de Clamart. Je témoigne de mon intégration en France entant qu’étudiant et missionnaire, car je suis religieux. Le sujet m’intéresse particulièrement car j’ai vécu moi aussi les difficultés pour obtenir un visa,ou les regards malveillants croisés dans la rue.


Qu’avez vous-pensé de la session ?

La question des migrations nous concerne tous. Nous avons beaucoup à apprendre sur le sujet. Depuis le début de la session, j’ai pris conscience que c’était un sujet difficile. Cela demande une présentation juste et des compléments d’information. L’immigré lui-même ne comprend pas toujours ce qui lui arrive !


Vous êtes donc heureux d’y participer !

Oui,notamment par l’accueil qui nous a été réservé. Cependant, je regrette qu’il n’y ait pas plus de monde pour écouter ces conférences.




Michel du Pas de Calais,70 ans


Pourquoi venez-vous aux Semaines Sociales ?

Michel :  Je viens aux Semaines Sociales depuis le grand rassemblement européen à Lille en 2004. Ce sont trois jours bien remplis, avec chaque année des sujets variés. Concernant cette session, le sujet me touche particulièrement puisque mon beau fils est d’origine étrangère.Avec ma femme, nous découvrons la réalité des couples mixtes.


Que pensez-vous de cette session ?

Michel : J’ai été  touché par la parole des migrants de vendredi matin, notamment celui de Lamartine Valsin, haïtien qui vient d’obtenir sa régularisation. Par rapport aux difficultés rencontrées, il a témoigné d’une force extraordinaire ! Je suis ravi globalement de cette session, car, elle nous permet de nous ouvrir sur le sujet avec un regard historique, sociologique, économique…



Étienne PINTE, 71 ans, député UMP des Yvelines


Pourquoi participez-vous aux Semaines Sociales ?

Étienne PINTE : L’an passé, j’ai animé une table ronde sur le logement social. Je ne fais pas d’allocution cette année, car je suis sur la même longueur d’ondes que les Semaines Sociales. Par ailleurs, en tant que responsable politique et responsable chrétien, je me suis engagé sur cette thématique. Par exemple, j’ai lutté contre la récente loi sur l’immigration (Loi Besson).


Que pensez-vous des interventions ?

Il y a une grande qualité des intervenants. La matinée du samedi a été remarquable. Cela m’a apporté un regard complémentaire sur le thème de l’immigration et je souhaite poursuivre ma réflexion en lisant les ouvrages des intervenants.


Quels sont pour vous les aspects positifs des Semaines Sociales ?

C’est un lieu de rencontres avec le monde associatif et les participants. J’apprécie cette proximité. Je retrouve ainsi des amis, je fais de nouvelles connaissances. Malheureusement, il y a peu de jeunes. Y aurait-il besoin de leur confier des responsabilités au sein des Semaines Sociales ? Cela me semble indispensable.


Bernard CHEVENEZ, vice président des Semaines Sociales, chargé des affaires européennes


Quels sont les éléments marquants de cette session ?

Bernard CHEVENEZ : Les participants sont nombreux, et c’est une vraie joie de voir une si grande assemblée. Le thème est bien traité et les réflexions de qualité. J’ai été touché par le témoignage des migrants de vendredi matin.


En quoi la venue d’une délégation d’Européens est un avantage pour les Semaines Sociales ?

Pour information, les délégations étrangères sont soutenues financièrement. Les Semaines Sociales les aident à payer le voyage. Elles semblent particulièrement intéressés par le sujet de cette année même si les contextes nationaux sont différents. Il y a plusieurs avantages à leur venue. Cela permet la rencontre avec des chrétiens des pays de l’Est. Cette relation est nécessaire pour apprendre à mieux nous connaître. Par ailleurs, le sujet de l’immigration est international, il y a donc besoin d’en avoir un traitement au moins européen. Ces Européens voient également des laïcs chrétiens qui s’engagent sur des problèmes sociaux. Cet engagement dans les pays de l’Est ne se fait pas encore.



Propos recueillis par Benjamin Latouche


 
Mis à jour le 15/12/2010

LA SESSION 2010 EN CHIFFRES

La session 2010 en chiffres :
-    4000 participants sur trois jours
-    232 jeunes de moins de 30 ans
-    51 invités sur trois jours
-    40 journalistes sur trois jours
-    157 Européens de l’Est
-    250 migrants lors des rencontres du samedi après-midi

-    24 mouvements et associations partenaires pour les rencontres

-    50 exposants
-    70 bénévoles en moyenne par jour
-    15 fournisseurs



 
Mis à jour le 29/11/2010

SESSION 2010 Conférence exceptionnelle sur les Roms et les gens du voyage

Cet été, une petite minorité de personnes étrangères migrantes a été mise sur le devant de la scène. L'écho que cet épisode a eu dans les médias et dans l'Église nous ont conduit à lui faire une place particulière lors de notre session.


Nous aurons ainsi, sous la conduite de Paul-Ivan de Saint-Germain, président de l'antenne des Semaines sociales des Yvelines, un moment exceptionnel en trois temps le samedi après-midi:

- une table ronde réunira tout d'abord Christophe Sauvé, aumônier des gens du voyage, vice-président de l'Association nationale des gens du voyage catholique (ANGVC) et des participants de l'Europe de l'est pour un temps de témoignage.

- les participants travailleront ensuite en groupe pour recueillir leurs questions et commentaires.

- enfin, un temps d'exposition de ces travaux et de réponses aux questions de la part des participants à la table ronde.



 
Mis à jour le 17/11/2010
SESSION 2010 Les politiques présents à la session

SESSION 2010 Les politiques présents à la session

 

Nous vous annonçons la venue des personnalités suivantes lors de cette 85e session au parc Floral de Paris:


-    Henri Guaino,  conseiller spécial auprès du président de la République, interviendra  sur les politiques migratoires, aux côtés des autres conférenciers le  dimanche matin.



-    lors du prologue du vendredi matin, Hervé Mariton, député maire de la Drôme, Christian Favier, président du Conseil général du Val-de-Marne, Olga Trostiansky, adjointe au maire de Paris, Mgr Jean-Charles Descubes, archevêque de Rouen et le pasteur Claude Baty, président de la Fédération protestante de France.

 
Mis à jour le 10/11/2010

SESSION 2010 Questions aux intervenants

Pour préparer la session de novembre, les Semaines sociales de France ont demandé à leurs antennes régionales ainsi qu’aux mouvements associés à la prochaine session de réagir au programme proposé. Les membres de ces structures ont donc réfléchi aux questions qu'ils aimeraient poser aux intervenants. Les résultats de cette consultation ont été transmis aux intervenants et nous vous invitons à lire la synthèse à votre tour pour vous préparer à la session.


 
Mis à jour le 01/09/2010

SESSION 2010 Michel Rocard remplacé par Jean-Michel Severino

Nous vous annonçons l’impossibilité pour Michel Rocard de conclure la session 2010 sur le thème « le rapport nord-sud, élargir le regard ». Il doit en effet se rendre disponible pour une tournée dans l’Arctique dans le cadre de sa mission d’ambassadeur auprès des pôles que lui a confiée le chef de l’Etat. Cette mission débutera le 25 novembre.

Il est remplacé par Jean-Michel Séverino, ancien directeur du développement auprès du ministère de la Coopération et du développement et ancien directeur général de l’Agence française de développement (AFD). Il a notamment co-signé avec Jean-Michel Debrat un ouvrage, Idées reçues sur l’aide au développement, aux éditions du Cavalier Bleu (2010).
Retrouvez la biographie de Jean-Michel Séverino en bas de la page des biographies des intervenants.


 
Mis à jour le 10/09/2010

ETATS GENERAUX DU RENOUVEAU

Du 18 au 20 juin, les Semaines sociales de France ont participé aux États généraux du renouveau à Grenoble, organisés par le Nouvel observateur et le quotidien Libération, pour repenser le progrès social.


Un débat a eu lieu le vendredi 18 juin de 14h30 à 16h sur La place des religions dans la société, avec Jean-Paul Willaime, sociologue, Eric Vinson, professeur à l'Institut d'Etudes politiques de Paris, Agnès von Kirchbach, pasteur et Jean-Pierre Rosa, délégué général des Semaines sociales de France.

Les Semaines sociales étaient également présentes sur un stand.


Au cours de ces trois jours, des dizaines d'association, de cercles de pensée, de fondations, d'organisations non gouvernementales, ont échangé pour repenser le progrès social et apporter une société de fraternité.


Au programme, des dizaines de rencontres sur des sujets tels que entreprise et renouveau, sortir de la crise européenne, femmes et droit à la santé dans les pays du sud, réinventer la solidarité internationale, service civique et entreprise, vers un gouvernement économique européen ou comment relever le défi de l'exclusion.


Retrouvez un compte rendu de ces trois jours sur le site de Libération

 
Mis à jour le 24/06/2010

INITIATIVE DE CHRETIENS POUR L'EUROPE Message final de Jérôme Vignon

Retrouvez le message final de Jérôme Vignon, président des Semaines sociales de France, lors du colloque organisé par l'Initiative de chrétiens pour l'Europe le 1er juin à Bruxelles sur le thème "Les migrations - un défi pour l'Union européenne et pour les chrétiens d'Europe".


 
Créé le 10/06/2010

ASSEMBLEE GENERALE du 6 mai 2010 - compte rendu

Le 6 mai 2010, les Semaines sociales de  France ont tenu leur assemblée générale à l'Institut catholique de  Paris. A cette occasion, et pour célébrer le 60e anniversaire de la  déclaration Schuman, Jacques Delors, ancien président de la Commission  européenne, était invité à cette assemblée.

Retrouvez  sur les liens suivants:

- le message  de Jérôme Vignon, président des Semaines sociales de France

- le rapport  moral des Semaines sociales

- le rapport  financier des Semaines sociales

- le compte  emploi ressources 2009

- un résumé  de l'intervention de Jacques Delors

 
Mis à jour le 12/05/2010
SESSION 2009 Les Actes de la session 2009 en librairie depuis le 23 avril

SESSION 2009 Les Actes de la session 2009 en librairie depuis le 23 avril

 

Les Actes de la session 2009 intitulée "Nouvelles solidarités, nouvelle société" sont disponibles en librairie depuis le 23 avril. Ils sont publiés aux éditions Bayard, au prix de 21,50 euros.

 
Mis à jour le 03/06/2010

DISTINCTION Michel Camdessus grand officier de la Légion d'honneur

Michel Camdessus, président d'honneur des Semaines sociales de France, ancien directeur général du Fonds monétaire international et gouverneur honoraire de la Banque de France, a été élevé à la dignité de grand officier de la Légion d'honneur. Michel Camdessus a présidé les Semaines sociales de 2001 à 2007.

 
Créé le 06/04/2010

Un grand Européen rappelé à Dieu

C'est avec une grande tristesse que les Semaines Sociales de France ont appris le décès de S.E. Mgr Josef Homeyer, Evêque Emérite de Hildesheim et ancien président de la Commission des Episcopats de la Communauté européenne (COMECE).

Comme l’indique le
communiqué de la COMECE, il a conduit cette institution avec un sens précis des signes du temps. Il avait clairement axé ses préoccupations sur les pays d’Europe centrale et orientale et la coresponsabilité de l’Eglise et des pays formant alors la Communauté européenne pour les aider à préparer leur adhésion.

Il était conscient de la responsabilité des laïcs chrétiens dans la construction européenne. C’est à son initiative que les Semaines Sociales de France et le Comité central des Catholiques allemands (ZdK) ont décidé la création du groupe de réflexion européen devenu depuis IXE (Initiative de Chrétiens pour l’Europe), dont la COMECE en est devenu membre observateur.

 
Mis à jour le 31/03/2010

CONFERENCE DE CAREME donnée par Michel Camdessus à Notre-Dame de Paris le 7 mars 2010

Michel Camdessus, président honoraire des Semaines sociales de France et ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI) a donné une conférence de Carême le 7 mars en la cathédrale Notre-Dame de Paris. Elle avait pour titre: Gaudium et spes, boussole pour notre temps dans l'histoire du Salut.


Retrouvez la conférence de carême sur le lien suivant.

 
Mis à jour le 12/03/2010

ASSEMBLEE NATIONALE Audition de Jérôme Vignon

Jérôme Vignon, président des SSF, a été entendu par la Commission des affaires sociales au sujet des régimes de protections sociales en Europe et de leur efficience comparée.


Lire le compte-rendu de l'audition

 
Mis à jour le 01/03/2010

JEAN-YVES CALVEZ Le départ d’un ami et d’un guide

Jean-Yves Calvez nous a quittés. Son départ brusque nous touche tout particulièrement. Il eut en effet, aux côtés de Jean Gélamur, un rôle capital dans le renouveau des Semaines sociales de France à la fin des années 80. Membre du Conseil de l’association depuis cette époque jusqu’en l’an 2000, il était un des meilleurs connaisseurs de la pensée sociale de l’Eglise, un intellectuel hors normes, toujours aux avants-postes.


Lire l'hommage du président des SSF


 
Mis à jour le 08/02/2010

PRIS SUR LE VIF Les réactions des participants


Pris dans le vif de la session, découvrez les réactions des semainiers recueillis par quelques jeunes volontaires improvisés journalistes le temps de la session  et par ailleurs militants de la JIC (Jeunesse indépendante chrétienne).

"Quelles conférences vous ont plu ? Pourquoi ? Quelle phrase retiendrez-vous en sortant de la session ? Pourquoi ? " Lisez les réactions et découvrez la richesse des réflexions des participants.


Dominique


La conférence « Agir et penser ensemble » m’a marqué. Ce qui m’a bouleversé c’est la présence des personnes dites « ressource » dans la salle. 200 personnes qui se sont levées en même temps dans la salle, c’était impressionnant ! C
es personnes ne voulaient pas qu’on parle d’eux comme des personnes « témoins » qu’on fait parler uniquement depuis leur précarité mais des « personnes ressources », c’est-à-dire des personnes qui construisent une réflexion.


Je retiens la phrase de Denys Cordonnier : « Souvent j’ai tendance à finir les phrases des personnes que j’écoute. Déjà je suis dans la projection de ce dont la personne a besoin ». J’ai compris que moi-même souvent, face à quelqu’un en difficulté, j’anticipe ou je projette ce qu’il va dire. Quand on veut aider une personne il faut respecter sa culture, lui laisser finir ses phrases, pour éviter de projeter quelque chose sur lui, des besoins qu’il n’a pas exprimés.


Martine


J’ai le sentiment que les pauvres n’ont pas assez de place dans l’organisation de la session des SSF. Pourrait-on renverser la situation ? Imaginer un colloque organisé par les personnes en situation de précarité ? Les personnalités qui interviennent aujourd’hui aux SSF accepteraient-ils d’y intervenir ?

J’ai aimé les interventions de Geoffroy Roux de Bezieux et de Pascale Coton. Cela a cassé un certain nombre de préjugés syndicalistes. On n’est pas dans la caricature du patron et du syndicaliste qui ne sont pas fait pour s’entendre, comme tout ce qu’on entend à la TV. Le débat était vraiment intéressant.


Cécile

Militante à la JIC


J’ai aimé l’intervention « Le travail, moteur de la solidarité » car tout ce qu’on entend à l’heure actuelle, c’est "les patrons sont là pour licencier". G Roux de Bézieux a montré un autre visage du patron. Il est d’abord un entrepreneur. Il entreprend. L’initiative vient de lui. Ce ne sont pas les actionnaires qui lui disent : il faut faire ceci ou cela.

Pascale Coton et lui ont bien dit qu’ils ne sont pas là pour se faire la guerre. On sort des stéréotypes.


Matthieu


Une parole positive de Geoffroy Roux de Bézieux, patron d’entreprise, m'a touché. Par delà l’insistance des médias sur le rôle des grandes banques dans la crise des subprimes, il a noté le rôle de tous les intermédiaires qui ont permis les crédits à risques. Il a invité chacun à son niveau, à prendre ses responsabilités. Nous pouvons tous faire quelque chose pour que ce monde soit plus fraternel.


Martine


Une parole retenue au sujet de l’économie solidaire m'a permis de m'ouvrir à une autre façon d’envisager notre rôle de consommateur : « L’économie solidaire s’intéresse plus au lien créé qu’au bien produit ».
Derrière le bien acheté, il y a une personne, le producteur. Un lien est créé, nos gestes d’achats sont « humanisés ».


Gildas Kerhuel

Secrétaire Général adjoint de l’Episcopat


L’intervention de Pierre Rosanvallon « Le filtre de l’histoire » permettait d’avoir un regard historique. Il m'a permis de comprendre d’où vient la solidarité dans l’histoire et donc de prendre du recul par rapport à nos actions de solidarités.


Thérèse de France


La conférence à plusieurs voix « Agir et penser ensemble » est ma préférée. Elle m’a permis de changer ma manière de voir les personnes en situation de précarité. Avant je n’allais pas jusqu’au bout parce que la situation de ces gens m’était intolérable. Je me suis rendue compte qu’on pouvait dépasser cette appréhension.


Mgr Dubost
Evêque d’Evry


C’est la première fois qu’on entend parler ceux qui vivent des situations de pauvreté. Et en plus ils disent des choses intéressantes !
Le plus difficile aujourd’hui, ce n’est pas la solidarité, c’est la fraternité.


Benoît

Jeune militant et président de la JIC


Ce que j’ai préféré : la conférence  « Face à la rupture des générations ». Elle m’a permis de faire des liens entre le terrain et des idées plus générales sur la société. Le débat d’idées rejoint l’expérience. Les conférenciers ont parlé de la solitude de certains jeunes et de certaines personnes agées. Il y a des ruptures relationnelles au sein même de chaque génération.


J’ai gardé en mémoire une phrase de François Soulage dans laquelle il a mis en avant l’envie personnelle de s'investir plutôt que les compétences.
« Parfois, ce n’est pas le service qui apporte une solution mais une personne qui s’investit en son propre nom. »


Merci à Benoît, président de la JIC, à Cécile, responsable de la fédération de Paris de la JIC, et à Jérémy, jeune futur manager dans des structures d'insertion, pour leur travail bénévole durant toute la session et tout particulièrement pour cette mission improvisée de reporter.


 
Mis à jour le 10/12/2009
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