Le domaine financier appelle, lui, des compléments
p. Jean-Yves Calvez
dans Les silences de la doctrine sociale catholique (éd. de l’Atelier, 1999)

 

LE DOMAINE FINANCIER APPELLE, LUI, DES COMPLEMENTS

L'EBAUCHE DES PRINCIPES À FAIRE VALOIR

LES EFFETS NÉGATIFS ET DÉMORALISATEURS

L’URGENCE DE LA REGULATION ET D’ACCORDS ENTRE LES ETATS

 

Mais la question du libéralisme financier pour lui lui-même n'a guère été traitée, alors que c'est elle qui est devenue centrale désormais, aux yeux de beaucoup c'est le point qui importe le plus pour l'avenir. On peut remarquer que la question du traitement libéral de la dette extérieure des pays pauvres a été abordée par Jean-Paul II dans son encyclique Sollicitudo rei socialis (sur le développement) de 1988, et que ce traitement libéral est pour une part au moins contesté par lui :

« Actuellement, dit-il, sur les efforts constructifs qui sont accomplis dans le domaine du développement pèse le problème de la dette extérieure des pays les plus pauvres, problème encore en grande partie non résolu. Le principe que les dettes doivent être payées est assurément un principe de justice ; mais il n'est pas licite de demander et d'exiger un paiement quand cela reviendrait en fait à imposer des choix politiques de nature à pousser à la faim et au désespoir des populations entières. On ne saurait prétendre au paiement des dettes contractées si c'est au prix de sacrifices insupportables. Dans ces cas il est nécessaire - comme du reste cela est en train d'être au moins partiellement fait - de trouver des modalités d'allègement, de report ou même d'extinction de la dette compatibles avec le droit fondamental des peuples à leur subsistance et à leur progrès. » Ce propos résumait d'ailleurs une plus complète étude des responsabilités, quant à la dette du tiers monde, menée en 1987 par le Conseil Pontifical Justice et Paix. Mais c'est là l'une des rares circonstances où le pape a touché au domaine financier au sens de celui des opérations de crédit et d'échange des créances et d'autres « instruments » dérivés de ces créances qui se sont formidablement développées dans la période récente.

Ces opérations se déroulent, on le sait, avec une rapidité extrême; et les mêmes valeurs sont susceptibles d'être échangées bien des fois dans une même journée, voire dans la même heure, si bien que le total des échanges pour une seule journée atteint des sommes gigantesques, bien supérieures au total de la production réelle ou du patrimoine réel. Les bourses de valeurs sont, elles, chose ancienne, mais la liaison de toutes les places entre elles, le fonctionnement donc vingt-quatre heures sur vingt-quatre sont chose nouvelle, qui change un grand nombre de circonstances. Et l'impression règne, très fondée, que l'ensemble de cette activité échappe à toute régulation, l'action des États nationaux s'étendant difficilement aujourd'hui à ce qui passe par-dessus leurs frontières. La thèse de plusieurs est en outre qu'il est heureux, très heureux qu'il n'y ait aucune régulation. Ici du moins, le marché existe sans entraves, avec une grande fluidité !

Il est erroné, en fait, de dire qu'il n'existe absolument aucune régulation. Il faut par exemple tenir compte du rôle que jouent la Banque des Règlements Internationaux de Bâle, au service des banques centrales des États, un fameux « ratio Cook » qui concerne les liquidités bancaires, et diverses réglementations des opérations boursières, développées au moins en certains pays.

La réglementation est néanmoins très insuffisante, on le constate chaque fois que crève une bulle financière, née de l'imprudence, ou qu'éclate une crise d'incapacité à payer d'immenses dettes comme il s'est produit d'abord au Mexique en 1982 puis dans le plus grand nombre des pays du tiers monde. Et l'Eglise est demeurée silencieuse ou presque ..., c'est ce que fréquemment on constate.

Elle s'est, ai-je dit, intéressée au problème des dettes. Cela n'a même pas commencé avec Jean-Paul II mais déjà avec des propos de Paul VI marquant les responsabilités antécédentes des pays développés (souvent de leurs banques) et des pays en voie de développement, et leurs responsabilités conséquentes, c'est-à-dire les obligations auxquelles les uns et les autres doivent faire face une fois la crise déclenchée. Paul VI avait insisté sur le fait qu'il faut s'équiper pour prévenir. « Le dialogue entre ceux qui apportent des moyens et ceux qui en bénéficient permettra de mesurer les apports, non seulement selon la générosité et les disponibilités des uns, mais aussi en fonction des besoins réels et des possibilités d'emploi des autres. Les pays en voie de développement ne risqueront plus dès lors d'être accablés de dettes dont le service absorbe le plus clair de leurs gains. Taux d'intérêt et durée des prêts pourront être aménagés de manière supportable pour les uns et pour les autres, équilibrant les dons gratuits, les prêts sans intérêt ou à intérêt minime, et la durée des amortissements. » Paul VI ne négligeait même pas les problèmes de sécurité financière dont on a parlé récemment, avec le projet d'AMI (Accord mutuel sur les investissements) promu par l'OCDE. « Des garanties pourront être données à ceux qui fournissent les moyens financiers, sur l'emploi qui en sera fait selon le plan convenu et avec une efficacité raisonnable, car il ne s'agit pas de favoriser paresseux ou parasites. » Cependant que, ajoutait Paul VI, « les bénéficiaires pourront exiger qu'on ne s'ingère pas dans leur politique, qu'on ne perturbe pas leur structure sociale. États souverains, il leur appartient en effet de conduire eux-mêmes leurs affaires, de déterminer leur politique, et de s'orienter librement vers la société de leur choix. » Et remarquons bien que tout ceci est dit dès 1967, antérieurement à la crise des paiements mexicaine de 1982 par laquelle le plus grand nombre d'entre nous ont commencé à avoir conscience du problème.
De même, le Concile Vatican II a écrit, quant à lui, en 1965, ces lignes sur l'investissement : « Les investissements doivent tendre à assurer des emplois et des revenus suffisants tant à la population active d'aujourd'hui qu'à celle de demain. Ceux qui décident de ces investissements comme de l'organisation de la vie économique (individus, groupes, pouvoirs publics) doivent avoir ces buts à coeur et se montrer conscients de leurs obligations : d'une part, prendre des dispositions pour faire face aux nécessités d'une vie décente, tant pour les individus que pour la communauté entière ; d'autre part, prévoir l'avenir et assurer un juste équilibre entre les besoins de la consommation actuelle, individuelle et collective, et les « exigences d'investissement pour la génération qui vient. On doit également avoir toujours en vue les besoins pressants des nations et des régions économiquement moins avancées. » On remarquera la liaison investissement/emploi, au sens d'occasion donnée à des hommes de déployer leurs capacités, d'obtenir un revenu, de vivre décemment. Un souci qui n'est guère présent dans la plupart des opérations boursières. Encore heureux que ce ne soit pas absolument le contraire qui détermine les comportements, comme on le voit quand les actions d'une firme s'emballent du fait de l'annonce d'une politique de licenciement de personnel.

Et suivaient, sous la plume des évêques de Vatican II, ces propos encore, sur les questions monétaires : « Il faut, en matière monétaire, se garder d'attenter au bien de son propre pays ou à celui des autres nations. On doit s'assurer en outre que ceux qui sont économiquement faibles ne soient pas injustement lésés par des changements dans la valeur de la monnaie ». De telles remarques, importantes et précieuses, sont, néanmoins, très générales et ne regardent pas directement le domaine des opérations financières comme telles, éloignées justement en bien des cas de toute conscience d'investissement réel proprement dit : à leur sujet, on demeure pratiquement démuni de directives dans les divers documents, romains ou nationaux, de la doctrine sociale. C'est l'une de ses grandes carences - un de ses présents silences - auxquels il devient urgent de faire face.

 

L'EBAUCHE DES PRINCIPES À FAIRE VALOIR

Pour marquer dans quelle direction il est ainsi urgent de développer désormais l'enseignement officiel de l'Église, on peut signaler ici une étude de deux auteurs privés, François Villeroy de Galhau et Antoine de Salins (1). Cette étude a été publiée dans une collection du Conseil pontifical Justice et Paix, elle est introduite, même, par une préface du Cardinal Roger Etchegaray, la recommandant, mais ceci n'en fait pas une prise de position de l'autorité pontificale ; et il faut remarquer qu'il n'existe pas davantage de telle prise de position précise en provenance des épiscopats nationaux. Voici du moins les points de vue fondamentaux à faire valoir, selon cette étude.

Il faut d'abord souligner que l'on a affaire, non pas aux biens, même aux biens de capital, mais à des signes (échangeables) de ces biens, des « instruments financiers », comme l'on dit, s'en détachant de plus en plus ils sont pratiquement considérés en eux-mêmes, et exercent une influence de premier ordre. Au moyen de ces signes le capital est en principe mobilisé, entraîné là où il peut rendre le plus grand service (trouver de meilleures opportunités). On se garantit, d'autre part, contre la possibilité de dépréciation d'une valeur (d'une monnaie) en jouant de l'appréciation d'une autre valeur dans un délai donné au terme duquel doit se dénouer l'opération dans laquelle on est engagé : c'est le domaine des marchés « à terme »., avec les risques qu'ils comportent. Les opérations financières reposent sur de la croyance, sur des opinions touchant le futur, d'où le nom de « spéculation » attaché à beaucoup d'entre elles. Mais ce en quoi l'on croit, ainsi, peut devenir plus important que ce qui est. À la limite, ce qu'on croit n'est pas du tout, ou n'est rien, simple « bulle » comme l'on dit, susceptible de se volatiliser quand on en vient à douter de son existence ... Certains auront au passage fait des fortunes faciles, d'autres auront perdu (tous n'auront pas réussi à se garantir vraiment). Surtout, on aura pu entraîner, par le jeu spéculatif, la faillite de telle ou telle entreprise sans avoir eu le moindre égard aux personnes - la communauté de personnes - qui trouvaient en elle leur subsistance et une vie stable. Faillite dans certains cas très injuste. Le « dépeçage », lui, est une opération consciemment menée en vue d'un gain : l'entreprise n'a été acquise que pour être réduite en pièces, le repreneur ayant estimé être capable de vendre avec grand profit tels ou tels biens ou parties de l'entreprise quitte à sacrifier le fonctionnement de l'opération globale qui n'était guère profitable pour l'instant. Le marché des instruments financiers et ce qui ainsi l'accompagne peut être d'une violence extrême.

De ces nouvelles « activités financières » Villeroy et Salins donnent, quant à eux, cette définition qui peut rendre service : « Toute transaction portant sur un flux financier (et non sur un échange de biens et services), mettant de plus, généralement, en cause un intermédiaire financier (sans exclure des transactions directes semblables entre entreprises "productives"). La sphère financière regroupe ainsi pratiquement tout ce qui transite par les marchés financiers ou par les intermédiaires financiers. »

L'activité financière, expliquent-ils, ignore les frontières géographiques : « Ceci est le résultat de la plus grande intégration des économies réelles, de progrès technologiques, notamment en matière de communication, et de nécessités subies par les autorités publiques (création des euromarchés au milieu des années soixante) ou souhaitées par elles (mesures vivant à attirer le maximum de capitaux étrangers pour financer des déficits externes). »

Deuxième trait, « l'activité financière se déploie [aujourd'hui] dans un univers très largement déréglementé ». Ceci est l'effet d'un choix, « pour assurer une meilleure allocation des ressources et diminuer les coûts des transactions pour les agents économiques (politique dite de "désintermédiation" - d'élimination d'intermédiaires) », mais c'est aussi l'effet de la nécessité : « pour prévenir le risque de voir capitaux, opérateurs et transactions se porter vers une place financière "moins farouche" ». Les pays particuliers s'abstiennent de réglementer de crainte que les capitaux ne se déplacent aussitôt vers d'autres qui ne réglementent pas: Ils s'abstiennent de même de taxer les gains du capital pour éviter une semblable évasion. Alors que le travail est fortement taxé, parce qu'il n'est pas très mobile, il est même généralement immobile.

L'activité financière a, de plus, été récemment très innovatrice : on a « bouleversé la netteté des frontières entre fonds propres (actions) et endettement (obligations) ou entre produits de court terme et produits de long terme. Corrélativement à ce mouvement, l'éventail des risques pris par les opérateurs s'est étendu ». Les marchés à terme ont connu un remarquable développement. À l'arrière-plan de cette évolution il y a le fait que, dans le cadre de déséquilibres globaux successifs issus des évolutions de l'économie réelle (déficits des paiements américains corrélatifs entre autres de la guerre du Vietnam, chocs pétroliers ...), les entreprises et les États ont eu des besoins de financement accrus, alors que le taux d'épargne baissait dans nombre de pays industrialisés. « Ces contextes économiques ont fait exploser les vieux systèmes de financement administrés, cloisonnés, incapables de faire face à l'ampleur des besoins à financer. » Et ce fut aussi le temps de l'avènement d'un système monétaire international à taux de change et d'intérêt très variables: « La sphère financière a alors fourni aux acteurs économiques, et notamment aux entreprises, les moyens techniques de gérer ces incertitudes ». Préservant en principe la sphère productive.

La sphère financière vicie pourtant souvent le fonctionnement de l'économie réelle en la détournant de ses finalités vraies. Cela s'est réellement produit, disent nos auteurs, tout en faisant cependant remarquer (indiquant peut-être une trop facile excuse) : « Pour les entreprises, en petit nombre, qui affectent une part croissante de leurs ressources à l'acquisition d'actifs financiers, ces placements s'inscrivent souvent dans le cadre de la préparation d'opérations de croissance externe » (exigées par la concurrence en contexte de mondialisation).

 

LES EFFETS NÉGATIFS ET DÉMORALISATEURS

Quels problèmes faut-il surtout soulever ? Bien entendu, ceux de la spéculation. Non pas que toute spéculation - tabler ainsi sur l'évolution de telle ou telle valeur dans l'avenir - soit mauvaise ou néfaste. J'en ai parlé tout à l'heure comme d'une technique de garantie et d'assurance dans un univers de grandes variations des taux. Mais nombre de spéculateurs vont au-delà de cela. La spéculation peut avoir, disent Villeroy et Salins, « trois types d'effets pervers graves ». Un effet corrupteur d'abord, « la matière première de la spéculation (l'argent) envahissant le champ de la conscience individuelle et imposant sa loi, celle de l'enrichissement à tout prix ». Un effet de dissolution des finalités de l'économie, ensuite, car « il peut y avoir une énorme excroissance de la fonction financière dans l'entreprise ». Un effet anesthésiant, enfin, pour les responsables publics comme professionnels en charge de la régulation des activités spéculatives : ils risquent de baisser les bras, tant ils ont l'impression d'être débordés par la mondialisation.

À voir les choses dans leur développement global depuis une trentaine d'années, il faut aussi observer ces effets négatifs d'ensemble. Le développement de la sphère financière a influé de plus d'une manière sur la façon dont se répartissent les richesses créées, et pas d'une manière heureuse d'un point de vue social: « Les politiques de déréglementation financière ont, disent Villeroy et Salins, joué un rôle dans le niveau historiquement très élevé des taux d'intérêt réels en augmentant les primes de risque que le marché, c'est-à-dire les créanciers, fait peser sur les débiteurs. Bien évidemment, le maintien de niveaux aussi élevés de rémunération de l'épargne modifie la composition des revenus au détriment des revenus salariaux, et accentue l'inégalité des patrimoines ». Plus généralement, la globalisation financière, la libération des mouvements de capitaux, les difficultés de résister dans ce contexte à l'établissement d'une logique de dérégulation compétitive entre les différents pays ont rendu inefficaces les politiques de redistribution.

« Au total, disent nos auteurs, le développement de la sphère financière n'est neutre ni quant à la répartition du pouvoir de décision économique ni quant à celle des richesses : il donne au capital une liberté supérieure, par une plus grande mobilité, et le moyen technique d'optimiser ses emplois, tout en lui permettant d'échapper largement aux règles de partage des richesses que se donne chaque société pour atteindre, à sa façon, son bien commun. La tentation de 1’ « économisme » s'en trouve accrue, la justice sociale peut en être affectée »
Il y a peut-être pire encore, nos auteurs ne l'envisageaient pas encore : quand la bulle financière crève et que s'ensuit une crise des paiements, l'activité économique soudain s'amenuise et un fort chômage s'installe ; dans des pays où il est mal indemnisé, ce sont les populations aux plus faibles revenus qui paient- par des années de chômage, des pertes énormes donc, et définitives -. Lorsqu'on aura touché le fond et pourra repartir, ils ne seront, eux, jamais indemnisés.

 

L’URGENCE DE LA REGULATION ET D’ACCORDS ENTRE LES ETATS

« L’acceptation des « disciplines » du marché ne signifie pas qu’on doive lui conférer ce qu’on a pu appeler un « privilège » d’ultra-territorialité éthique (2)», disent Villeroy et Salins dans Le développement de l’activité financière moderne que nous citons encore.

Il faut, d’autre part, bien clairement, faire valoir cette conviction : « que les mécanismes laissent une marge de liberté, de choix, et donc une possibilité d’infléchir le cours des réalités qu’elles régissent. » Nous ne sommes pas démunis de moyens. Est cité ici le document de la Commission sociale de l’épiscopat français Créer et partager de 1988.

Il est ainsi urgent, et c’est ce qu’on voudrait voir souligner davantage dans la doctrine sociale catholique officielle, de développer une régulation de la sphère financière nouvelle. Au moyen d’accords ou d’organismes internationaux faisant en sorte que certaines opérations ne soient pas entreprises sans des garanties réelles suffisantes, qu’elles ne soient donc pas trop faciles, et que les comportements contrevenant à ces règles soient sanctionnées rapidement. Les moyens de l’électronique peuvent et doivent être mis au service de la régulation comme ils le sont au service des échanges eux-mêmes, voire de la spéculation.

Le problème de la taxation des gains du capital doit lui aussi être mis à l’ordre du jour. Ce ne peut être, à nouveau, que par la voie d’accords internationaux. Il semble d’ailleurs que cela puisse être approché également par le biais de la taxation – au lieu de la seule facilitation – des investissements (ou, directement, de certains investissements matériels), ou de l’énergie, dispensant de toute une part des prélèvements sur les revenus du travail. Rééquilibrage fort utile (en rapport assurément avec une politique, dont je reparlerai, pour rendre facile à un grand nombre de travailleurs de devenir eux-mêmes propriétaires du capital afin que davantage de personnes prennent leurs responsabilités dans l’investissement). Il ne faudrait évidemment pas que l’investissement comme tel soit taxé et que l’opération financière transitoire simplement spéculative qui ne mène pas directement à l’investissement ne le soit pas.
Même sans pouvoir développer complètement ces perspectives – et l’Eglise ne le pourra sans doute elle aussi que progressivement -, nous désignons en tout cas là, conformément aux attentes, l’un des domaines les plus importants, après celui de l’emploi, pour la doctrine sociale de l’avenir.


1. Le développement moderne des activités financières au regard des exigences éthiques du christianisme (éd. du Conseil pontifical Justice et Paix, Vatican, 1994) F. Villeroy et A. de Salins sont membres du Conseil des Semaines Sociales de France et en charge de la préparation de la session 2003.
2. L’idée du « privilège d’extra-territorialité éthique » est de J. Juliard, Le génie de la liberté, Seuil, 1991).

 

Avec l’aimable autorisation de Jean-Yves Calvez, tiré de
Les silences de la doctrine sociale catholique,
Ed. de l’Atelier, 1999 (pp. 55 à 64)

 

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