78ème Semaine Sociale
"L'argent"
14, 15 et 16 novembre 2003
à la Maison de la Mutualité à Paris

Le mouvement des Focolari et l’argent

 

Le problème social du monde n’étant pas un manque de ressources mais l’absence de choix culturel, le mouvement Humanité Nouvelle – Focolari propose et diffuse une culture du don dont le modèle pour la société est la vie de famille :
« Il est spontané dans la famille de mettre tout en commun, de partager tout, d’avoir une seule bourse. L’épargne n’est pas accumulation mais prévoyance. Il est normal de subvenir aux nécessités de ceux qui ne sont pas encore productifs et de ceux qui ne le sont plus. » (Chiara Lubich, Familyfest 1993)

La culture du don est une pratique, une manière d’être et de vivre, de se comporter selon les conseils de l’Evangile, dont voici quelques critères :

  • la gratuité, et don l’absence d’intérêt quelconque ;
  • la largesse, la profusion, ce qui est l’opposé de l’accaparement ;
  • le don de soi-même qui comporte aussi le partage de ce qui n’est pas d’ordre matériel : nos capacités physiques et intellectuelles, de l’affection, de la joie, du temps, une prière, un sourire, des richesses intérieures, … ;
  • l’absence de limites, car nous avons tant de choses à offrir : nos affaires, nos livres, de l’argent, une voiture à prêter, …

Une pratique au sein du mouvement des Focolari consiste à recueillir les nécessités des membres les plus démunis (12.000 en 2003). Comme dans une famille, chaque membre (100.000 dans le monde) est invité, quel que soit son âge ou le pays où il vit, à contribuer à couvrir ces besoins vitaux par une somme modeste. Cette contribution de chacun permet que « parmi nous, nul ne soit dans le besoin ».

Une autre pratique habituelle parmi les membres du mouvement est de faire, à échéance régulière par exemple annuelle, le tri de ce que l’on possède, personnellement ou en famille. En se plaçant sous le regard de Dieu et des frères démunis, on met de côté pour donner ce dont l’on n’a pas besoin, sans penser que l’on pourrait en avoir besoin un jour ou s’arrêter à des attachements.

Comme toute plante créée par Dieu absorbe de la terre seulement l’eau et les substances qui lui sont nécessaires, le fait d’avoir seulement ce qu’il faut rend libre.

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