78ème Semaine Sociale
"L'argent"
14, 15 et 16 novembre 2003
à la Maison de la Mutualité à Paris

L’argent et Vivre ensemble l’Evangile Aujourd’hui(VEA)

 

« Vous ne pouvez servir Dieu et l’argent. » C’est sur cette affirmation de Jésus restituée par les évangélistes Matthieu et Luc que les membres de notre mouvement ont été invités à réfléchir et ce, par le biais de l’une de nos revues mensuelles Vivre ensemble ayant pour thème : « L’argent, maître ou serviteur ? ».

Vivre
Par exemple, le travail nous permet d’être socialement existants et reconnus. Ce travail est rémunéré et l’argent que nous gagnons, non sans nous investir intellectuellement et physiquement, nous permet, ainsi qu’à notre famille, de vivre. Et vivre, c’est se loger, s’habiller, se nourrir, se déplacer, mais aussi se cultiver et avoir des loisirs, les nôtres, ceux des enfants, …

Comprendre
S’il n’y a rien de culpabilisant, voire de répréhensible, à gagner de l’argent, nous reconnaissons qu’il n’est pas toujours facile de faire la distinction entre le nécessaire et le superflu. N’en sommes-nous pas, trop souvent encore, à donner de notre superflu ?
Pensons-nous à ajouter au regard de nos lignes budgétaires intitulées impôts et taxes, loisirs, vacances, restaurant, quelques autres lignes telles que collectes au profit des plus démunis, dons aux œuvres, denier de l’Eglise, cotisations aux associations sans oublier le mouvement dont nous nous réclamons ?

Reconnaître
Aujourd’hui, compte tenu du nombre croissant de pauvres de tous ordres, nous avons à nous laisser pénétrer par les Ecritures. Jésus situe bien l’alternative – ou Dieu, ou l’argent – au cœur de la personne humaine qui choisit soit de mettre sa foi en Dieu, soit de mettre sa confiance en ses richesses propres. Il nous dit clairement que si dans un cas nous nous reconnaissons dépendants de Dieu et des autres, dans l’autre nous nous comportons comme si nous étions maîtres de nos vies. Et nous devenons esclaves de nos biens.

Changer
Devons-nous comprendre que l’argent et les biens matériels sont totalement à rejeter ? Non. Et nous rejoignons le sens profond des nombreuses invitations de Jésus à se libérer de l’idôlatrie de l’argent pour faire des biens matériels un instrument au service de la liberté et de la solidarité. Compris ainsi, ils deviennent des moyens concourant à l’épanouissement et au bonheur des hommes, mais un épanouissement et un bonheur qui ont leur source en Dieu et que l’on ne trouve qu’en lien avec les autres.

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