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Centenaire des Semaines Sociales de France
L'Europe, une société à inventer
23, 24, 25 et 26 septembre 2004
Lille - Grand Palais
Eléments de réflexion préparatoire
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Chères amies, chers amis,
Comme les années passées, vous trouverez dans
les pages qui suivent quelques éléments de réflexion
préparatoire à notre prochaine rencontre. Cette dernière
se tiendra du 23 au 26 septembre 2004 à Lille Grand Palais, et aura
pour thème « L’Europe, une société à inventer ».
Elle aura un caractère exceptionnel, tant par son caractère
européen (nous attendons plusieurs milliers de participants) que par
le fait que nous y célébrerons le centenaire des Semaines Sociales
de France.
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Nous l’oublions parfois ou trop souvent, nous faisons partie de l’Europe.
Est-ce pour moi juste une « instance », une institution
de plus, ou au contraire une communauté vivante d’hommes et de
femmes? Quels sont les enjeux de l’élargissement de l’Union
européenne ? Des personnes sont accueillies dans notre communauté:
quelle est mon attitude face à cette ouverture ? Autant de questions
qui nous sont posées, qui me sont posées, et auxquelles je ne
peux rester indifférent comme chrétien. Ce module a pour but de
nous y aider.
Autant que faire se peut, nous pensons que la démarche de réflexion
proposée ici doit prendre la forme d’un partage d’expériences.
L’enjeu n’est pas d’ouvrir de grands débats théoriques
ou perspectives catéchétiques mais de vous faire parler, vous.
Par ailleurs, il existe de multiples manières d’approcher les textes
qui vous sont proposés. Nous vous en proposons une, qui recoupe directement
le travail de préparation mené dans le cadre de notre rencontre.
Nous nous tenons à votre entière disposition pour toute information
complémentaire. N’hésitez pas à nous faire part de
vos commentaires ou suggestions, aussi bien en ce qui concerne ce document que
le contenu de notre prochaine rencontre. Ce sont tous vos apports qui nous aident à progresser
et nous permettent de faire en sorte que notre travail réponde à vos
attentes.
En vous souhaitant par avance des réflexions et échanges aussi
riches que confiants sur cette question centrale de l’Europe, nous nous
réjouissons à l’idée de pouvoir accueillir nombre
d’entre vous à la fin septembre.
Marie-Pierre Magnan de Bellevue
et Alban Sartori,
pour la Commission Jeunes des Semaines Sociales
Quelques textes pour aborder la question de l’Europe …
1. Le Président de la République
Fédérale d’Allemagne, son Altesse royale le Prince royal
de Belgique, le Président de la République Française, le
Président de la République Italienne, son Altesse royale la Grande
Duchesse de Luxembourg, sa Majesté la Reine des Pays-Bas,
Considérant que la paix mondiale ne peut être sauvegardée
que par des efforts créateurs à la mesure des dangers qui la menacent ;
Convaincus que la contribution qu’une Europe organisée et vivante
peut apporter à la civilisation est indispensable au maintien des relations
pacifiques ;
Conscients que l’Europe ne se construira que par des réalisations
concrètes créant d’abord une solidarité de fait et
par l’établissement de bases communes de développement économique ;
Soucieux de concourir par l’expansion de leurs productions fondamentales
au relèvement du niveau de vie et au progrès des oeuvres de paix ;
Résolus à substituer aux rivalités séculaires
une fusion de leurs intérêts essentiels, à fonder par l’instauration
d’une communauté économique les premières assises
d’une communauté plus large et plus profonde entre des peuples
longtemps opposés par des divisions sanglantes, et à jeter les
bases d’institutions capables d’orienter un destin désormais
partagé ;
Ont décidé de créer une Communauté Européenne
du Charbon et de l’Acier […].
Préambule du Traité de Paris, 1951,
instituant
la C.E.C.A., prémices de l’U.E.
2. La plus grande victoire de la
construction européenne est qu’une guerre entre l’Allemagne
et la France est devenue invraisemblable. Je suis plusieurs fois grand-père.
Quand j’ai dit à mes enfants et petits-enfants que j’avais
entendu de mes oreilles la déclaration de guerre entre l’Italie
et la France, ils ne m’ont pas cru ! Ils pensaient : XIXe siècle,
Napoléon
III, Solférino ou quelque chose comme ça. Pour eux, ce n’était
pas possible que quelqu’un de vivant aujourd’hui ait entendu cela.
Et pourtant, c’était en 1939.
De telles guerres ne sont plus crédibles, parce que, depuis quarante
ans, ont été mis en place les traités européens,
les échanges de jeunesse, la modification des manuels scolaires, etc.
Pour dire un mot sur ce dernier point, dans les manuels scolaires allemands
il était enseigné avant guerre que les Français avaient
fait le sac du Palatinat comme des sauvages, quand ils étaient puissants,
et que, depuis, la population française était réduite à peu
près au corps de ballet des Folies Bergère. Les jeunes Français
apprenaient que les officiers allemands coupaient les poignets de tous les garçons
qu’ils pouvaient capturer pour les empêcher de devenir des soldats
et de se battre contre l’Allemagne.
Tout ça pour dire que je viens d’être obligé de
parler de la paix, parce que, comme c’est un acquis, ça n’a
plus de valeur, cela va de soi.
Il faut donc trouver d’autres buts, qui ne soient pas simplement la
paix. L’histoire se charge de nous les fournir.
« L’Europe, puissance mondiale : pour
quoi faire ? », Jean-François Deniau,
in « Entre
mondialisation et nations, quelle Europe ? »,
Semaine sociale de France, 1996
3. La date charnière pour l’Europe
contemporaine se situe en 1989, avec l’écroulement du communisme.
Jusque là, le projet de communauté européenne allait en
quelque sorte de soi, d’abord dans les années 50, avec la nécessité de
mettre fin à ces guerres incessantes, ensuite, avec la situation de guerre
froide : il y avait une identité claire de l’Europe occidentale,
démocratique, par rapport à l’Europe sous régime
communiste.
Depuis 1989 a disparu la menace contre laquelle il fallait s’unir, en
même temps que très vite les anciens pays communistes ont demandé d’adhérer à l’Union
Européenne : il y a donc moins d’urgence et de nécessité,
et davantage d’extension.
Se pose alors la question : voulons-nous vraiment l’Europe comme
projet unificateur, et quelle Europe ?
L’élargissement ne pose pas de « nouveaux » problèmes
mais risque d’exacerber les problèmes existants, par exemple celui
du financement de la politique agricole commune, avec l’arrivée
d’un pays agricole comme la Pologne. Ou le problème des langues :
actuellement, avec 11 langues, il est déjà difficile d’assurer
la compréhension mutuelle - que sera-ce avec bientôt 21 langues ?
[…]
En outre, le problème des mentalités va se poser : on le
voit en Allemagne avec les différences entre la mentalité des
Allemands des Länder de l’ex-RDA et les Allemands de l’Ouest
(alors que la langue est la même). Le problème va se poser tout
autant et davantage avec les nouveaux pays membres, marqués profondément
par la mentalité créée par le communisme pendant 40 ans :
déresponsabilisation, mensonge permanent. Quant aux nouvelles conditions économiques,
elles sont dures aux plus pauvres de ces pays : combien de suicides en
Roumanie ou Bulgarie parce que des gens n’ont plus rien à manger
ni rien pour se chauffer en raison du coût des produits ! […]
Pourtant l’élargissement est non seulement inéluctable,
mais moralement nécessaire : ils sont « européens » tout
autant que nous ; leur culture, fondamentalement, est la nôtre ;
ce n’est pas parce qu’ils sont « pauvres » que
nous pouvons les abandonner (comme nous l’avons fait pour d’autres
motifs, pas plus glorieux, en 1938, en 1944, en 1968) - au contraire, c’est
un motif supplémentaire de nous solidariser avec eux. Et si aujourd’hui
nous voulons assurer la paix en Europe, il est indispensable d’aider à résoudre
les conflits de voisinage latents en Europe centrale ; indispensable aussi
de renforcer la démocratie chez eux, comme nous l’avons réussi
avec le Portugal et l’Espagne il y a quelques années à peine.
Alors quelle forme politique trouver pour qu’une telle Union européenne à 25
ou à 30 soit viable ? Jamais il n’y a eu de projet de ce type
dans l’histoire connue de l’humanité : unir des nations
si anciennes et si différentes non par la force mais par la volonté de
se solidariser et de se respecter dans leur diversité. […]
Finalement la question décisive qui se pose est celle-ci : Quel « esprit » va
animer notre Europe ? Quelles convictions humaines ? Quel visage d’humanité va-t-elle
représenter ?
C’est là aussi sans doute que les chrétiens auront leur
mot à dire.
« L’Europe et les relations nord-sud »,
Gabriel Nissim o.p., 2002
4. La terre entière se servait
de la même langue et des mêmes mots. Or en se déplaçant
vers l’orient, les hommes découvrirent une plaine dans le pays
de Shinéar et y habitèrent. Ils se dirent l’un à l’autre : « Allons !
Moulons des briques et cuisons-les au four. » Les briques leur servirent
de pierre et le bitume leur servit de mortier. « Allons ! dirent-ils,
bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet touche le ciel. Faisons-nous
un nom afin de ne pas être dispersés sur toute la surface de la
terre. »
Le Seigneur descendit pour voir la ville et la tour que bâtissaient
les fils d’Adam. « Eh, dit le Seigneur, ils ne sont tous qu’un
peuple et une langue et c’est là leur première œuvre !
Maintenant, rien de ce qu’ils projetteront de faire ne leur sera inaccessible !
Allons, descendons et brouillons ici leur langue, qu’ils ne s’entendent
plus les uns les autres ! » De là, le Seigneur les dispersa
sur toute la surface de la terre et ils cessèrent de bâtir la ville.
Aussi lui donna-t-on le nom de Babel car c’est là que le Seigneur
brouilla la langue de toute la terre, et c’est de là que le Seigneur
dispersa les hommes sur toute la surface de la terre.
Traduction œcuménique de la Bible,
Genèse
11, 1 à 9
5. Quand le jour de la Pentecôte
arriva, ils se trouvaient réunis tous ensemble. Tout à coup il
y eut un bruit qui venait du ciel comme le souffle d’un violent coup de
vent : la maison où ils se tenaient en fut toute remplie ;
alors leur apparurent comme des langues de feu qui se partageaient et il
s’en
posa sur chacun d’eux. Ils furent tous remplis d’Esprit Saint et
se mirent à parler d’autres langues, comme l’Esprit leur
donnait de s’exprimer.
Or, à Jérusalem, résidaient des Juifs pieux, venus de
toutes les nations qui sont sous le ciel. A la rumeur qui se répandait,
la foule se rassembla et se trouvait en plein désarroi, car chacun les
entendait parler sa propre langue. Déconcertés, émerveillés,
ils disaient : « Tous ces gens qui parlent ne sont-ils pas des
Galiléens ? Comment se fait-il que chacun de nous les entende dans
sa langue maternelle ? Parthes, Mèdes et Elamites, habitants de
la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce, du Pont et de
l’Asie, de la Phrygie et de la Pamphylie, de l’Egypte et de la Lybie
cyrénaïque, ceux de Rome en résidence ici, tous, tant Juifs
que prosélytes, Crétois et Arabes, nous les entendons annoncer
dans nos langues les merveilles de Dieu. » Ils étaient tous
déconcertés, et dans leur perplexité il se disaient les
uns aux autres : « Qu’est-ce que cela veut dire ? » D’autres
s’esclaffaient : « Ils sont pleins de vin doux. »
Traduction œcuménique de la Bible,
Actes 2, 1 à 13
6. La tradition nous présente ainsi deux conceptions
de l’universalisme. En quoi sont-elles opposées ? Dans chacune
d’elles tous les peuples et tous les hommes sont concernés et s’unissent.
C’est précisément sur la conception de l’unité que
ces deux universalismes s’opposent. Dans la ville de Babylone, tous les
hommes sont réunis, parlent la même langue et s’attellent à une
seule oeuvre : une tour qui réunit la terre au ciel. Le concept
d’unité sous-jacent est celui de l’uniformité totalitaire
car, précisément, elle ne distingue pas la Terre du Ciel (ce que
signifie la métaphore de la tour) et rassemble des gens semblables. Babel
est une figure de tout totalitarisme, y compris à base religieuse.
Le concept d’unité symbolisé par la Pentecôte suppose à l’inverse
le maintien de la diversité : l’unité repose sur l’existence
de sujets différents et ne cherche aucunement à tout embrasser
ou englober, elle est mouvement commun de sujets différents et qui le
restent vers la réception de la parole de Dieu. On voit bien que la mondialisation
actuelle peut pencher vers l’un ou l’autre de ces concepts.
« Maîtriser la mondialisation », Justice et Paix France, 1999
7. La situation des hommes dans le
monde aujourd’hui - Etroite solidarité de l’Eglise avec l’ensemble
de la famille humaine
Les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce
temps, des pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent, sont aussi les joies
et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ, et
il n’est rien de vraiment humain qui ne trouve écho dans leur cœur.
[…] La communauté des chrétiens se reconnaît donc
réellement et intimement solidaire du genre humain et de son histoire.
C’est pourquoi, après s’être efforcé de pénétrer
plus avant dans le mystère de l’Eglise, le deuxième Concile
du Vatican n’hésite pas à s’adresser maintenant, non
plus aux seuls fils de l’Eglise et à tous ceux qui se réclament
du Christ, mais à tous les hommes. A tous il veut exposer comment il
envisage la présence et l’action de l’Eglise dans le monde
d’aujourd’hui. […]
La communauté humaine - Promouvoir le bien commun
Parce que les liens humains s’intensifient et s’étendent
peu à peu à l’univers entier, le bien commun, c’est à dire
cet ensemble de conditions sociales qui permettent, tant aux groupes qu’à chacun
de leurs membres, d’atteindre leur perfection d’une façon
plus totale et plus aisée, prend aujourd’hui une extension de plus
en plus universelle, et par suite recouvre des droits et des devoirs qui concernent
tout le genre humain. Tout groupe doit tenir compte des besoins et des légitimes
aspirations des autres groupes, et plus encore du bien commun de l’ensemble
de la famille humaine.
Mais en même temps grandit la conscience de l’éminente
dignité de la personne humaine, supérieure à toutes choses
et dont les droits et les devoirs sont universels et inviolables. Il faut donc
rendre accessible à l’homme tout ce dont il a besoin pour mener
une vie vraiment humaine, par exemple : nourriture, vêtement, habitat,
droit de choisir librement son état de vie et de fonder une famille,
droit à l’éducation, au travail, à la réputation,
au respect, à une information convenable, droit d’agir selon la
droite règle de sa conscience, droit à la sauvegarde de la vie
privée et à une juste liberté, y compris en matière
religieuse.
Aussi l’ordre social et son progrès doivent-ils toujours tourner
au bien des personnes, puisque l’ordre des choses doit être subordonné à l’ordre
des personnes et non l’inverse. Le Seigneur Lui-même le suggère
lorsqu’Il a dit : « Le sabbat a été fait
pour l’homme et non l’homme pour le sabbat ». Cet ordre
doit sans cesse se développer, avoir pour base la vérité,
s’édifier sur la justice, et être vivifié par l’amour;
il doit trouver dans la liberté un équilibre toujours plus humain.
Pour y parvenir, il faut travailler au renouvellement des mentalités
et entreprendre de vastes transformations sociales.
Concile Vatican II – Constitution « Gaudium
et Spes », § 1, 2 et 26
8. Ainsi, notre responsabilité de chrétiens,
c’est d’abord d’aider l’Europe à résister à la
tentation de Babel, et d’y insuffler l’esprit de Pentecôte
- et donc aussi l’Esprit de Dieu. De chercher à éviter ainsi
une Europe qui cherche à reproduire l’esprit des dominations passées
pour mettre en œuvre la solidarité et le respect, partout, de la
dignité de la personne humaine.
Comment les Eglises peuvent-elles faire entendre ce message ?
Il faut être attentif à un changement radical, que soulignaient
récemment les évêques européens : alors que,
récemment encore, les Eglises agissaient par alliance avec les autorités
politiques des Etats (selon la formule constantinienne « le trône
et l’autel »), aujourd’hui, nous sommes entrés
dans une société démocratique et surtout pluraliste, où les
chrétiens ne sont plus qu’une force et un courant parmi bien d’autres.
Cela veut dire que nous sommes obligés, pour nous faire entendre, de
convaincre les autres quant aux positions que nous voulons défendre.
Il nous faut, sans cesse et auprès de l’ensemble de nos concitoyens,
faire la preuve de la pertinence de ce que nous proposons pour le bien de l’ensemble
de la société.[…]
Mais notre responsabilité principale, en tant que chrétiens,
porte sur les relations de fraternité qui s’établissent
spontanément entre nous, quels que soient nos pays, nos cultures, dès
lors que nous sommes chrétiens. C’est cette fraternité au-delà des
frontières de toute sorte qu’il s’agit avant tout pour nous
de cultiver et de développer.
C’est pourquoi, même si le mot « mission » ou « missionnaire » peut
continuer à être employé, il faut réaliser qu’il
ne recouvre plus une différence de statut entre l’Europe et les
pays du Sud : la « mission » est une réalité qui
nous attend désormais tout autant dans l’Europe déchristianisée
ou post-chrétienne qu’en Afrique ou en Asie. En revanche la solidarité,
la communion, le service mutuel entre les Eglises locales au Nord comme au Sud, à l’Est
comme à l’Ouest, voilà ce qu’exige la nature universelle, « catholique »,
de l’Eglise : la présence de « missionnaires » dans
les pays du Sud comme la présence de chrétiens de ces pays en
Europe nous invite à continuer plus que jamais à établir
des liens profonds d’amitié que seules des relations humaines entre
des personnes concrètes rendent possibles […].
Voilà pour notre monde d’aujourd’hui, et en premier lieu
pour l’Europe, un lieu central d’apprentissage de cette unité dans
la diversité qui est à la fois une nécessité pour
notre vivre-ensemble dans une époque de mondialisation et ce que l’Esprit
propose, aujourd’hui comme de tout temps, à l’Eglise née
de la Pentecôte.
« L’Europe et les relations nord-sud »,
Gabriel Nissim o.p., 2002
Quelques questions face aux textes …
Pour chacun des textes (numérotés de 1 à 8), nous
vous proposons une série de questions. Libre à vous de les utiliser
ou non dans l’ordre proposé !
1, 2, 3. L’Europe :
une histoire, un vécu, un avenir
- Quel est, au moment où je commence ma réflexion, mon vécu
de l’Europe ? Quelque chose qui « vient d’en haut » ?
Une chance, un défi pour nous, pour moi ? Et l’élargissement ?
Comment ma propre histoire (familiale, personnelle, …) nourrit-elle
mes représentations en la matière ?
- Ces textes insistent beaucoup sur les racines historiques de l’Europe,
entre autres l’expérience des guerres et celle de la paix. Tout
ceci me semble-t-il lointain, ou au contraire très concret ? Quelles
expériences personnelles, familiales ?
- Qu’est-ce que cette communauté « plus large et
plus profonde » évoquée dans le premier texte m’inspire
aujourd’hui ? Quel lien avec le questionnement « quel
esprit va animer l’Europe » du texte 3 ? Comment envisagé-je
l’Europe dans ce contexte (est-ce que je l’envisage ?) ?
4, 5. Babel
et Pentecôte
- Quelle est spontanément ma réaction à ces deux textes ?
- Ils semblent faire miroir l’un à l’autre ? En les
lisant attentivement, comment expliqué-je les différences, de
situation et d’issue ?
6. Vivre la diversité dans l’unité
- Au vu de cette explication, qu’est-ce qui dans le monde d’aujourd’hui
pourrait être Babel ? Et Pentecôte ?
- Babel pour moi aujourd’hui dans ma vie ? Et la Pentecôte,
notamment dans la manière dont j’accueille l’autre ?
7, 8. Mes
responsabilités de chrétien
- Vaste programme que celui proposé dans ces deux textes … Qu’ont-ils à me
dire sur la manière d’être chrétien dans le monde ?
- Sur cette base, que dire d’un projet aujourd’hui pour l’Europe
des 25 ? En particulier, comment faire « fructifier notre capital
de fraternité chrétienne » ?
- Concrètement, qu’est-ce que cela peut vouloir dire dans ma
vie ? Quelles actions entreprendre seul et/ou en groupe (famille, paroisse,
aumônerie, école, faculté, groupe professionnel, etc.) ?
Pour aller plus loin, quelques éléments de bibliographie :
- Entre mondialisation et nations : quelle Europe ?, Semaines
Sociales de France, Bayard Editions, 1997, ou via le site des Semaines
Sociales à l’adresse
http://www.ssf-fr.org/archives
- L’Europe et les relations nord-sud, Gabriel Nissim o.p., 2002,
consultable via l’excellente bibliothèque du site Domuni à l’adresse
http://biblio.domuni.org
- Quelle Europe voulons-nous ?, Croire aujourd’hui n°171,
1 er mars 2004
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