La Lettre n°22 (avril 2001)
Objectif 2004 :
Le cap sur l'Europe
L'Europe est depuis longtemps l'un des sujets majeurs de
réflexion des Semaines Sociales de France : la session de 1996 lui était
encore consacrée. Mais la cause appelle à s'engager plus concrètement,
en partenariat avec des personnalités et des structures d'autres pays
du continent. Ainsi, depuis plusieurs années, des relations actives ont
été tissées avec plusieurs partenaires, en particulier
les initiateurs belges et hollandais des "Semaines Sociales européennes"
et les responsables du Comité central des laïcs allemands.
Les "Semaines sociales européennes" se sont
réunies à deux reprises : la première fois à Bruxelles
en mars 1997, la seconde à Bad Honnef (Allemagne) en avril 2000, sur
le thème : "Vers une société civile en Europe. Visions
sociales chrétiennes". L'ambition de cette association, fondée
dans la mouvance politique et syndicale de la démocratie chrétienne
et porteuse d'une forte préoccupation oecuménique, est de constituer
une plate-forme où puissent se retrouver les acteurs sociaux chrétiens
de l'évolution européenne. Le président du Groupe d'initiative
de ces Semaines est actuellement hollandais : Dookle Terpstra. Après
Jacques Méraud, Jean-Marie Brunot accompagne, pour les Semaines Sociales
de France, les initiatives de cette organisation.
Le comité central des laïcs allemands est la structure
officielle qui représente les laïcs au sein de l'Eglise catholique
outre-Rhin. C'est elle qui, tous les deux ans, organise les Katholikentag, temps
de rassemblement et de débat qui réunit régulièrement
des milliers de catholiques.
Pour une conscience européenne
Fin 1998, début 1999, Mgr Homeyer, président
du Comité des épiscopats de l'Union européenne (COMECE),
suscitait une rencontre entre Jean Boissonnat, président des Semaines
Sociales de France, et Hans Joachim Meyer, président du Comité
central des laïcs allemands. Ce fut l'origine de rencontres et d'échanges
qui ont conduit à la rédaction du "Manifeste
pour une conscience européenne" présenté à
Bruxelles en mai 2000 (voir La Lettre n°19) et où
s'expriment des souhaits très vifs de voir fondée sur des valeurs
fortes, issues en particulier de l'héritage judéo-chrétien,
la construction d'une Europe élargie aux pays du centre et de l'est du
continent.
Progresser par étapes
La publication du Manifeste constitue le point de départ
d'un programme dont l'objectif est l'organisation, en 2004, d'une troisième
"Semaine sociale européenne". Son organisation sera pilotée
par les Semaines Sociales de France et le Comité central des laïcs
allemands, en association avec les promoteurs des "Semaines sociales européennes".
(2004 sera simultanément mais distinctement marquée par la célébration
du centenaire des Semaines Sociales de France).
L'approche de cet objectif se fera en plusieurs étapes.
La première a été franchie les 11 et 12 janvier dernier
lors d'une réunion organisée à Bruxelles, avec vingt quatre
participants de neuf pays. Son but était d'approfondir la réflexion
sur le Manifeste en élargissant le nombre des partenaires et des pays
intéressés. L'étape suivante sera un colloque prévu
à Berlin du 28 février au 2 mars 2002, où seront développés
plusieurs thèmes majeurs pour l'Europe de demain. Y seront invités
des représentants de toutes les parties du continent. Le Groupe d'initiative
des "Semaines sociales européennes" participe à la préparation
de ce colloque : sa réunion du 3 juillet prochain lui sera consacrée.
Cet "investissement européen" et le développement d'un
réseau continental de concertation ouvrent aux Semaines Sociales de France
des perspectives essentielles.
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