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Bernard Stasi était cette année l'invité des Semaines Sociales
de France à l'issue de leur assemblée générale annuelle,
le 29 avril. Ancien ministre, ancien médiateur de la République,
il était essentiellement venu parler des travaux de la Commission sur
la laïcité qu'il a présidée depuis l'an dernier à la
demande du président de la République et dont l'aboutissement a été la
récente Loi sur les signes religieux à l'école.
Cette commission, vraiment " indépendante " et " représentative
de sensibilités religieuses et politiques très diverses " a été " une
belle aventure " selon son président. Elle a travaillé dans
un climat " d'amitié chaleureuse " et au terme de
ses travaux (125 auditions publiques, plus d'autres qui ne le furent
pas), elle a été unanime à une voix près
pour réclamer une loi, alors qu'au début ses membres
y étaient plutôt opposés. À l'écoute
de nombreux témoignages, les commissaires ont pris conscience
de la gravité du problème posé par la poussée
islamiste à l'école et ailleurs.
S'il s'est donc déclaré satisfait des travaux de la commission,
Bernard Stasi n'a pas caché sa déception de constater que pour
le moment, ceux-ci n'ont débouché que sur la loi qui a été adoptée.
Or, ce souhait de voir voter une loi sur les signes religieux à l'école était
accompagné d'une trentaine de propositions positives auxquelles les médias
n'ont guère fait écho : instaurer des jours chômés
pour certaines fêtes juives et musulmanes ; nommer des aumôniers
musulmans dans les écoles, l'Armée, les hôpitaux ; créer
des centres de formation des imams, etc.
Bernard Stasi espère que d'autres mesures suivront
après la période électorale
du printemps. La laïcité, selon lui, est une chance pour la France,
mais aussi pour les musulmans. " La laïcité peut libérer
l'Islam comme la Loi de 1905 a libéré l'Eglise catholique ",
estime-t-il.
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