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C'est un document courageux car, en prônant " un approfondissement et un élargissement de la solidarité au sein de l'Union européenne ", sans crainte de s'aventurer sur le terrain économique et politique, la Comece n'a pas hésité à prendre le contre-pied de l'idéologie ultralibérale à la mode. On ne saurait pour autant accuser les évêques de sortir de leur rôle car, même quand ils abordent très concrètement les conséquences budgétaires de leur option pour la solidarité, leur argumentation est toujours fondée sur la conception chrétienne de l'homme. Partant du constat que " la solidarité est présente dans les textes constitutifs de l'Union ", le document propose une analyse de ce concept " à la lumière de l'enseignement social de l'Eglise ". La solidarité, souligne-t-il, doit inclure aussi les biens culturels et spirituels. La Comece affirme ensuite que " la poursuite de l'intégration politique exige un bond qualitatif, impliquant une solidarité beaucoup plus intense ". Cependant, la solidarité interne à l'UE ne suffit pas : " L'Union européenne reste en position de devoir envers les pays et les régions les plus pauvres du monde ". Cela implique non seulement une augmentation de l'aide au développement, mais aussi " l'ouverture des marchés européens " aux produits des pays les plus pauvres. Dans la dernière partie du document, la Comece montre que l'exigence de solidarité interne et externe doit conduire à accroître le budget européen. Elle souligne, qu'après l'élargissement, " il faut procéder d'urgence à une redistribution afin d'atténuer les inégalités les plus grandes ". Aimé Savard On trouvera le texte intégral de ce document dans le numéro 2315 de La Documentation catholique daté du 6 juin et sur le site Internet de la Comece : www.comece.org
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