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Jour 1 de la 95e Rencontre

Jour 1 de la 95e Rencontre

Le monde qui nous attend

La première après-midi de notre Rencontre nous a déjà permis d’entrevoir de nombreuses pistes pour penser un futur désirable grâce à des intervenants exceptionnels ! Nous vous proposons ici un petit aperçu de ce que nous avons vu et entendu.

Ouvrant l’après-midi, notre présidente Dominique Quinio est entrée dans le vif du sujet interrogeant la possibilité même de rêver : « Est-il décent de rêver l’avenir ? Oui ! A condition de voir le présent, de se laisser toucher par lui et de ne pas nous résigner… »

Mgr Celestino Migliore, nonce apostolique en France, est venu nous lire le message du pape François pour notre Rencontre. Relevons cette citation de Dom H. Camara : « Lorsqu'on rêve tout seul, ce n'est qu'un rêve. Mais lorsqu'on rêve à plusieurs, c'est le début d'une nouvelle réalité. » Beau programme !

La carte blanche donnée à deux trentenaires a permis à Nelly Vallance d’expliquer que sa génération portait trop souvent le lourd poids d'être la dernière à pouvoir sauver la planète même si elle a souligné l’importance de ne pas opposer les générations mais de construire ensemble. Ses rêves de joie, de festivité et de solidarité s’ancrent dans un engagement essentiel pour sa vie car c’est lui qui crée du lien, fait société et humanise.

Foucauld Giuliani a pour sa part proposé une remise en cause radicale d’un capitalisme mondialisé auquel nous sommes habitués mais qui nous lasse et nous dégoûte. C’est dans l’évangile qu’un nouveau modèle peut être puisé en suscitant un bouleversement de l’histoire comme le fit le Christ. En se recevant d’ailleurs, de Dieu, le chrétien apprend à vivre la réception d’une communion. Vient ensuite l’alternative pour laquelle la Doctrine sociale est un socle solide, demeure la question des organisations…

Frédéric Worms nous a proposé 3 critères de progrès que la pandémie nous a donnés.

1. La pandémie nous a rappelé très précisément que le progrès est la lutte contre un mal ; ce que nous faisons en luttant contre la maladie.

2. La reconnaissance envers les métiers du soin et de l’aide à la personne est apparue comme centrale et elle leur a pourtant été très vite à nouveau déniée.

3. Nous nous situons désormais dans un contexte d’urgence chronique où la lutte s’étend à la lutte contre le réchauffement climatique et les grandes injustices.

« Agir c’est espérer » a-t-il enjoint par ailleurs, suscitant un fort écho à l’ADN même des Semaines sociales de France.

La table-ronde rassemblant Valérie Masson-Delmotte, Bruno Tertrais et le P. Thierry Magnin a exploré les prospectives et avenirs envisageables.

Valérie Masson-Delmotte, qui est responsable du groupe 1 du GIEC a dressé un état des lieux particulièrement clair et précis relevant que chaque région du monde est affectée de multiples manières et atteint un certain nombre de seuils critiques. Elle a souligné l’importance des politiques publiques dont certaines ont déjà fait leurs preuves (c’est une bonne nouvelle) et également l’importance de l’engagement individuel capable à lui seul de réduire son empreinte carbone de 20 à 25% (alimentation, déplacements, etc.)

Bruno Tertrais a déminé un certain nombre d’idées reçues, adoptant de cette façon un regard résolument optimiste sur notre monde. Sans nier les difficultés et les injustices qui demeurent, il a par exemple rappelé que la guerre n’est plus au 21e siècle une relation normale entre deux Etats. Ou encore, la bombe démographique, idée avec laquelle beaucoup ont grandi, n’a pas explosé. La courbe de natalité a ralenti bien plus rapidement que les experts ne le prévoyaient dans les années 70-80 et on entrevoit déjà la stabilisation de la population mondiale, que, fort probablement, la planète sera capable de nourrie.

Le P. Thierry Magnin a développé une réflexion autour du numérique qui occupe aujourd’hui une place prépondérante dans nos vies, place qui s’est encore accrue avec la pandémie. L’intelligence Artificielle exerce sur nous une fascination puissante comme en témoigne l’émoi suscité par la victoire de l’IA sur le champion du monde de Go. Pourtant, il ne s’agissait là que d’une belle prouesse technique avec une machine apprenante puisque nous nous dirigeons. Le deep learning soulève pour sa part de profondes questions éthiques : si les causes et les phénomènes nous échappent dans ces apprentissages non-supervisés des outils numériques, jusqu’où ces technologies assistent-elles l’homme et quand serait-il lui-même piloté ?

Le débat passionnant qui s’est ensuivi a soulevé notamment les questions de l’énergie, de la sobriété et de l’éducation…

Laissons Colette Nys-Mazure, qui nous a accompagnés de sa finesse poétique, le mot de la fin pour ce Jour 1 : « Nous pouvons être habités par un émerveillement sans fin, traduit par la louange qui monte en nous sous le souffle de l’Esprit Saint. Alors la paix des béatitudes nous aimante… »

Il nous reste encore à remercier Jérôme Chapuis d’avoir si bien animé notre après-midi et de nous avoir aidé à avancer dans notre réflexion grâce à son professionnalisme et son acuité.

Merci enfin à Pierre-Yves Le Priol, co-pilote de cette 95e Rencontre, d’avoir présenté cette première journée et fait le lien entre nos intervenants et interventions.

Et n’oubliez pas… vous pouvez encore nous rejoindre ce dimanche pour la grande journée au Palais des Congrès de Versailles (inscription possible même sur place !), en ligne, et/ou pour accéder aux replays !

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