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L'histoire des Semaines sociales de France

L'histoire des Semaines sociales de France

 

Considérées jusque dans les années 1970 comme une université populaire, ouverte et itinérante, les Semaines sociales de France se préoccupent, aujourd'hui comme à leur création, des mutations économiques, politiques, culturelles, scientifiques et technologiques ainsi que de leur incidence sur la société. Elles s'organisent notamment autour d'une session annuelle consacrée à une grande question de société.

 

1904 - 1914 : Les origines des Semaines sociales de France 

Les Semaines sociales de France (SSF) sont nées en 1904, à l'initiative de deux catholiques laïcs, le lyonnais Marius Gonin et le lillois Adéodat Boissard, afin de faire connaître la pensée sociale chrétienne et de l'adapter aux problèmes de leur temps. Ils souhaitent également améliorer lz condition ouvrière, dénoncée comme inhumaine par le Pape Léon XIII dans son encyclique "Rerum Novarum" (1891).

 

La première session des SSF se déroule en 1904 à Lyon. Alors que 200 personnes sont attendues, plus de 450 participants répondent présents ! Face à cet engouement, les Semaines sociales de France sont officiellement créées et Henri Lorin est élu premier président des SSF.

Les premiers programmes des sessions sont encyclopédiques et touchent à beaucoup de points de la pensée sociale chrétienne. Petit à petit, chaque session se concentre sur un sujet unique, lié aux préoccupations dominantes du moment.

 

C'est une période difficile pour les SSF car elles doivent se faire une place entre ceux qui leur reprochent leur trop grande soumission à l'Eglise, et ceux qui définissent leur enseignement comme hérétique ou trop ancré dans le "modernisme social".

En 1914, la première guerre mondiale éclate, marquant un arrêt aux activités des Semaines sociales. C'est également l'année où Henri Lorin meurt. Eugène Duthoit, professeur de droit à Lille et déjà engagé aux SSF, lui succède.

 

1919-1945 : La période  de l'entre deux guerres et la Seconde Guerre mondiale 

Face aux bouleversements sociaux, économiques et politiques provoqués par la guerre, les Semaines sociales reprennent leurs activités. La première session a lieu en 1919 à Metz, sur le thème "Développement du christianisme social en France". C'est l'occasion pour l'association de réaffirmer ses principes, ses méthodes et son ancrage au sein du christianisme social.

Cet ancrage est cher au nouveau président Eugène Duthoit, qui souhaite que les SSF puissent être le lieu de réflexion où les catholiques sociaux puissent nourrir leurs engagements sociaux. En 1928, il définira cette vision par la formule "Ecouter l'Eglise pour servir la société".  

Tout au long de cette période,  les Semaines sociales traitent de sujets variés, faisant tous écho aux crises et questionnements qui secouent la France. L'audience, le rayonnement et l'influence des SSF grandit alors, aussi bien au sein de l'Eglise que dans la société civile. Les Semaines sociales sont alors vues comme le lieu de réflexion et d'élaboration de la doctrine sociale de l'Eglise. 

Quand la guerre éclate de nouveau, les Semaines sociales sont devenues une référence connue et admise dans la société.

La période de la Seconde Guerre mondiale n'affecte pas tout à fait l'activité des Semaines sociales. Malgré les circonstances, plusieurs tentatives visent à maintenir leurs réunions. Dans la zone nord elles sont cependant entravées par la rigueur de l'occupation, alors qu'au sud les réunions se multiplient. Ce réunions ne demeurent pas à l'écart des débats que suscitent le positionnement par rapport à Vichy. Eugène Duthoit étant loyal au régime de Vichy qu'il considérait comme légitime. Un héritage que les SSF doivent assumer en 1945. 

C'est Charles Flory qui sera l'homme de la reprise en 45. Il est bien placé pour levées toutes ambiguïtés puisqu'il a été résistant. 

 

 

 

 

 

 

 

1962-1977: une période charnière

Charles Flory (jusqu'en 1960) puis d'Alain Barrère, professeur d'économie (jusqu'en 1985), les Semaines Sociales traitèrent tous les grands sujets de société, avec une optique économique plus prononcée, notamment les problèmes du Tiers Monde et les phénomènes de socialisation. En termes d'audience, elles culminent à la session de Lyon, en 1964, avec 5 400 participants.

A la suite des crises de l'Action Catholique, du syndicalisme chrétien, et des forces politiques qui se rattachaient au courant de la démocratie chrétienne, les Semaines sociales connaissent un ralentissement de leur action et de leur rayonnement dans les années 70.

Alors que se dessine en ce milieu de décennie un catholicisme plus identitaire, la disparition des SSF comme on les a connu et l'apparition des Nouvelles semaines souligne la persistance d'un courant qui n'a cessé de porter la question de Dieu inséparable de la question de l'homme. 

Jean Boissonnat,  président de 1995 à  2000 reviendra au rythme annuel. Les participants aux sessions sont de plus en plus nombreux, de même que les adhérents. Au cours de toutes ces années le prestige des Semaines Sociales de France ne cesse de croître.

 


 

De 2001 à 2007 Michel Camdessus consolide ce succès, promeut la dimension internationale et régionale des Semaines sociales et célèbre, en 2004, le centenaire des Semaines sociales qui réunira à Lille plus de 5000 personnes dont 1000 européens.
 

 

 

Jérôme Vignon président des SSF d'avril 2007 à juin 2016. Il s'est attaché à asseoir l'expertise des Semaines sociales et à poursuivre le travail commencé par ces prédécesseurs en tenant compte des évolutions qui se sont fait jour dans la société et dans l’Église. 

 

                      

 

 

Dominique Quinio

Première femme présidente des Semaines sociales de France, elle a été élue en juin 2016. Elle a engagé un processus de questionnement de la mission historique des SSF. Un nouveau projet associatif est en cours d’élaboration dans le cadre d’une démarche participative et créative.

2018 : processus de refondation

En 2018, les SSF amorcent leur refondation. L’association des Semaines sociales de France n’a cessé de se renouveler pour mieux comprendre les évolutions du monde. Aujourd’hui, ces mutations considérables, les crises que traversent la société et l’Eglise catholique nous obligent à questionner le rôle du christianisme social. Après de longues réflexions, il nous est apparu important de formuler, à mots nouveaux, ce qu’est notre projet et l’ambition que nous voulons porter, découvrez notre projet associatif  et le processus de refondation des SSF

1985 : La renaissance

Les Semaines Sociales de France renaissent progressivement au milieu des années 80 sous la présidence de Jean Gélamur (jusqu'en 1995). C'est à cette époque en effet que les Semaines sociales prennent peu à peu la figure qu'elles ont encore aujourd'hui d'une session nationale de 3 jours, essentiellement parisienne.

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